Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Des Côte-d'Oriens dans la manifestation anti G7

-
Par , France Bleu Bourgogne

Après des heurts vendredi soir avec les forces de l'ordre, c'est dans le calme que les anti-G7 ont manifesté à Hendaye ce 24 août, avant l'ouverture du sommet placé sous haute protection à Biarritz. Parmi eux, des Côte-d'Oriens très satisfaits du bilan de ce contre-G7.

Mobilisation dans les rues d'Hendaye, avec de fortes préoccupations environnementales
Mobilisation dans les rues d'Hendaye, avec de fortes préoccupations environnementales © Maxppp - Lapegue Bertrand

Côte-d'Or, France

Le G7 s'ouvre ce samedi soir à Biarritz. Il réunit jusqu'à lundi les dirigeants de 7 nations,  les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie et le Japon.  Ce genre de rendez-vous est aussi habituellement celui des "anti-G7". En début d'après-midi, ils étaient 15.000, selon les organisateurs, 9.000 selon la police, pour une manifestation qui s'est déroulée dans le calme à Hendaye. Parmi eux, des Côte-d'Oriens. 

Rejet de l'appel à la concorde lancé par Emmanuel Macron

Michel Manuélian représente en Côte-d'Or le mouvement altermondialiste ATTAC. Il réagit aux propos du président de la République, qui a appelé les anti-G7 à la concorde, en affirmant que " les grands défis, comme ceux du climat, de la lutte contre les inégalités ou l'insécurité", ne seront résolus "qu'en agissant ensemble".  Pour Michel Manuélian, ce sont des balivernes : "il dit des choses qui peuvent paraître bien comme ça, mais il fait le contraire. Ce n'est que de la com, à mon avis".  Pour ce militant altermondialiste, Emmanuel Macron n'est là que pour défendre les multinationales. "Il se fout de ce que les gens pensent, et il le montre bien. _Il fait semblant, pour des raisons de communication, d'appeler à l'unité, mais dès que les gens demandent quelque chose, il dit non_". 

Si le chef de l'État le fait sortir de ses gonds, Michel Manuélian est néanmoins heureux de s'être déplacé en terre basque pour rencontrer d'autres militants de mouvements les plus divers, tous opposants au G7. La manifestation a rassemblé une foule d'anticapitalistes, d'écologistes, d'altermondialistes, de gilets jaunes, de syndicalistes, plus réceptifs à une concorde entre eux qu'avec le président de la République: "Ce qu'il y a de très positif, c'est que ça a été organisé par une centaine d'organisations. C'est un début de convergence de luttes, sur l'idée fin du monde, fins de mois". 

L'espoir d'une convergence de luttes

Un point de vue partagé par Elie Lambert, secrétaire national de l'Union syndicale Solidaires : "ça prélude je pense de combats communs qu'on n'avait jamais trop vus jusque-là, qui ont été initiés notamment durant le mouvement des gilets jaunes. Tous les espaces de débats, conférences et autres pendant ce contre-G7 ont permis d'échanger, et de voir qu'on avait _des préoccupations communes et donc, des combats communs_". Il aspire à une convergence des forces politiques, syndicales, associatives, citoyennes, un large mouvement pour dit-il "construire une vraie alternative, crédible pour la population." Elie Lambert souscrit par ailleurs aux revendications environnementales portées par le contre G7. "Les questions climatiques, et la dégradation de l'environnement, l'épuisement des ressources de la planète, sont un mur de mobilisation clairement indispensable pour nous, et très important".

Choix de la station

France Bleu