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Des crèches associatives de Toulouse sommées de payer la taxe d'habitation pour la première fois

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Par , France Bleu Occitanie

Au moins trois crèches associatives de Toulouse ont reçu un courrier des impôts leur demandant de payer la taxe d'habitation 2018 et 2019. Rien à voir avec la suppression de la taxe d'habitation pour les particuliers, dit le directeur des Finances publiques en Occitanie.

La crèche "Dans la lune", aux Minimes à Toulouse
La crèche "Dans la lune", aux Minimes à Toulouse © Radio France - Clémence Fulleda

Au moins trois crèches de Toulouse ont reçu un courrier inédit au cours du dernier mois. Un courrier leur demandant de payer la taxe d'habitation 2019 mais également 2018. Le point commun de ces trois crèches : ce sont des associations, qui louent des maisons à des particuliers. A notre connaissance, "Dans la Lune", "Le Jardin enchanté" et l'une des crèches de "Ô comme 3 mÔmes" sont concernées. Élément étrange : certaines crèches parfois juste à côté, comme par exemple "Les après-midi de Marie l'eau" n'ont pas reçu cette demande de paiement.

"On achètera moins de jouets"

Christine Dassié est la directrice adjointe de la structure "Dans la Lune" depuis 30 ans. Elle n'avait jamais eu à payer la taxe d'habitation. Les impôts lui ont demandé 762 euros pour 2018 et 780 euros pour 2019. _"Le président est allé voir les agents des impôts et il a payé", r_aconte-t-elle. Mais on ne comprend pas. On est révoltés, on est une petite structure. Nous sommes un lieu qui accueille du public, personne n'y dort. Il va falloir réduire le temps du personnel ou moins remplacer, ou moins acheter de jouets pour compenser."

Agnes Privat de l'association Ô comme 3 mÔmes doit elle payer 1.208 euros pour 2018 et 1.330 euros en 2019. Elle n'a pas encore payé et elle ne comprends pas pourquoi seule une de ses deux crèches est concernée. Elle explique qu'elle ne fermera pas elle non plus si elle doit payer, mais qu'elle fera moins appel par exemple à des intervenants extérieurs comme des psychomotriciens pour compenser les pertes. Et surtout, elle attend des explications des impôts. Elle a tenté d'appeler, pour l'instant sans succès.

"On pourra faire des remises gracieuses"

Le directeur des finances publiques en Occitanie Hugues Perrin jure que cela n'a rien à voir avec la suppression de la taxe d'habitation pour les particuliers. Pour lui, ces crèches sont simplement réapparues au cours d'un banal travail de réactualisation des fichiers des impôts. Il ajoute : "On a bien conscience que cela a des conséquences sur les budgets. Si les directrices sont en difficulté à tel point qu'elles peuvent peut-être revoir des primes données aux salariés, et bien dans ces conditions nous sommes là et la loi nous donne la possibilité de faire des remises gracieuses."

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