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L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing est mort à l'âge de 94 ans "des suites du Covid"

A Dijon, une compagnie propose des séances de "crieurs publics" pour dire les mots des habitants

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Par , France Bleu Bourgogne

Vous les avez peut-être entendu "crier" les mots des habitants de Dijon ? La compagnie Les écorchés, sillonne les quartiers de la Cité des Ducs jusqu'à dimanche, pour dire et rendre les paroles qui leur ont été confiées. Reportage dans le quartier Wilson-Petit-Citeaux.

De gauche à droite, Julein Jobert et Benjamin Mba, crieurs pour la Cie Les écorchés, ici dans le quartier du Petit-Cîteaux à Dijon.
De gauche à droite, Julein Jobert et Benjamin Mba, crieurs pour la Cie Les écorchés, ici dans le quartier du Petit-Cîteaux à Dijon. © Radio France - Stéphanie Perenon

"Vous nous avez confié vos mots, nous allons maintenant vous les rendre!" Installés sur un petit tabouret, chemises blanches et cravates noires, Julien Jobert et Benjamin Mba, les deux crieurs du jour pour la Compagnie Les écorchés, crient tour à tour les messages des habitants. Ce jeudi, la troupe s'est installée dans le quartier du Petit-Cîteaux, à quelques pas de l'épicerie sociale et solidaire, Epi'sourire. 

Des mots glanés avant d'être criés

Parfois drôles, poétiques ou graves, "ce sont des mots doux, des coups de gueule, des petites annonces ou des déclarations d'amour que nous avons glanés ça et là", explique Julien Barbazin, le metteur en scène de la compagnie, "on amasse tout ce matériau pour aller le crier dans les quartiers de Dijon car je crois et ça se confirme qu'il y a une très forte envie des gens de dire des choses après les trois mois qu'on vient de vivre."

Un public agréablement surpris 

Rapidement, un petit public se forme autour des deux comédiens. Anne habite dans le quartier et avait pris note du rendez-vous, elle qui aime le théâtre de rue est ravie, "ça met de la vie dans le quartier". Tasses de café à la main, deux jeunes femmes écoutent de loin, "je ne sais pas encore si ça me plait", dit l'une en rigolant, avant que sa collègue ajoute, "en même temps c'est sympa de voir la place comme ça, car d'habitude il n'y a aucune animation." Julien travaille lui aussi dans le quartier, "j'ai entendu du bruit et je suis venu voir, "c'est sympa, c'est intéressant et ils interprètent plutôt bien donc c'est cool"

"Dire merci à ceux qui nous ont aidé pendant ces moments difficiles" - Brahim un habitant

Brahim, n'a pas hésité quand il a vu la compagnie, il est spontanément allé demander aux crieurs de dire "trois fois merci à Epi'sourire, l'épicerie sociale et solidaire. C'est important c'est une autre façon de s'exprimer dans la société."

De gauche à droite, Julien Jobert l'un des crieurs publics, recueille les mots de Brahim, qui veut dire "merci" à l'épicerie solidaire Epi'sourire.
De gauche à droite, Julien Jobert l'un des crieurs publics, recueille les mots de Brahim, qui veut dire "merci" à l'épicerie solidaire Epi'sourire. © Radio France - Stéphanie Perenon

Un théâtre de rue en adéquation avec la situation sanitaire

"La période est bizarre, les théâtres sont fermés, alors j'ai pensé que ce serait une bonne idée de réhabiliter les crieurs publics", raconte Julien Barbazin. Pour le metteur en scène, plus habitué à jouer des pièces contemporaines, politiques, c'est aussi un bon moyen de donner la parole aux gens, "surtout après ces trois mois de confinement, je sentais et ça se confirme, que les gens ont un grand besoin de parler." 

"On pensait qu'on aurait beaucoup de choses sur le coronavirus et en fait on a surtout des messages optimistes, très joyeux, pleins d'humanité" - Julien Barbazin metteur en scène de la Cie Les écorchés

Et contrairement à ce qu'il pensait, malgré la période difficile liée au Covid-19, les messages reçus sont "très joyeux et optimistes, plein d'humanité." L'autre bonne nouvelle selon lui, "c'est qu'on touche un public qui ne vient habituellement pas au théâtre et ça c'est aussi très intéressant."

  • Pour dire vos mots et les envoyer à la compagnie, c'est ici.
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