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Des demandeurs d'asile inquiets de la menace d'expulsion de leur squat à Montpellier

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Par , France Bleu Hérault

Les associations de défense des droits des sans-papiers s'inquiètent de l'expulsion possible du squat de l'Institut Bouisson-Bertrand dans le quartier Euromédecine à Montpellier. Quelque 200 personnes vivent là, pour la plupart des demandeurs d'asile.

Les locaux de l’ancien centre de vaccinations de Montpellier, l’Institut Bouisson-Bertrand dans le quartier Euromédecine, sont squattés depuis janvier 2019.
Les locaux de l’ancien centre de vaccinations de Montpellier, l’Institut Bouisson-Bertrand dans le quartier Euromédecine, sont squattés depuis janvier 2019. © Radio France - Marie Ciavatti

L'information tourne depuis quelques jours dans le milieu associatif : la rumeur d'une intervention de police mardi 21 juillet au petit matin pour expulser les occupants du squat d'Euromédecine à Montpellier. Environ 200 personnes, essentiellement des demandeurs d'asile, occupent les locaux de l’ancien centre de vaccinations, l’Institut Bouisson-Bertrand à côté de Val d’Aurelle. Ces bâtiments de plusieurs milliers de mètre carré ont été "réquisitionnés" en janvier 2019 par l'association "Solidarité partagée" pour y accueillir des réfugiés et des sans abris. 

Ordonnance d'expulsion

La préfecture ne confirme pas mais rappelle qu'il existe une ordonnance en date du 27 février 2019, exigeant d'évacuer les lieux dans un délais de six mois, soit en août dernier. Entre temps il y a eu la parenthèse du confinement. "Mais aujourd'hui le préfet est en droit d'ordonner une intervention à tout moment", disent ses services. D'où l'inquiétude des associations.

Si ça ferme ici, on est à la rue

Sur place, une fois passé le portail grand ouvert, on remarque le linge suspendu aux fenêtres. Les allées sont impeccablement tenues. Quelques hommes discutent à l'ombre d'un arbre, tous demandeurs d'asile, comme Mamadi, 21 ans, guinéen. "C'est extrêmement dur à vivre. Si on quitte ce lieu, on va où ? On va se retrouver dans la rue ? En ces temps de coronavirus ? On pensait être mieux accueillis que ça. Pour moi la France n'est plus la France." 

Même sentiment d'abandon pour Ousmane, 28 ans, dont le dossier est toujours en cours d'instruction. L'angoisse de se "retrouver à la rue. Je n'ai pas de papiers donc pas de travail, rien... Si ça ferme ici, on est sans solution. Il faut que l'Etat trouve une solution pour qu'on puisse survivre sur le territoire français.

Ousmane, 28 ans, arrivé de Guinée il y a plus de trois ans.
Ousmane, 28 ans, arrivé de Guinée il y a plus de trois ans. © Radio France - Marie Ciavatti

Reportage au squat Euromédecine

Décision "inhumaine et incohérente"

Le secrétaire général de l'association "Solidarité partagée" Lilian Moutonnier, ne cache pas une certaine colère. "Il y a des personnes vulnérables : certaines gravement malades, des enfants, des familles... Faut se mettre à la place de ces jeunes qui vont se retrouver dehors. Et leur dossier de demande d'asile vont prendre du retard, parce que quand on est à la rue on ne peut pas s'organiser pour faire ses démarches." 

Pour lui, cette expulsion serait une décision "inhumaine" mais aussi incohérente en période de Covid-19. "C'est certainement pas le moment de disperser tout le monde". 

"Décision inhumaine". Lilian Moutonnier, secrétaire général de l'association "Solidarité partagée".

L'association dénonce de longue date le manque de places dans les structures d'hébergement d'urgence.  Elle était à l'origine d'un précédent squat au Château Leyris, boulevard Vieussens à Montpellier, situé derrière la gare et propriété de la SNCF, évacué en janvier 2019. 

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