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Société

Des drones pour lutter contre les chenilles urticantes à Guénange

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Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

La ville de Guénange a mis en place, ce lundi, des drones pour réguler le nombre de chenilles processionnaires. En partenariat avec la société Agrobio Tech et l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), ce procédé expérimental se déroule sur trois jours.

Deux drones de 24 kg chacun survolent les chênes pendant 15 minutes pour diffuser le produit
Deux drones de 24 kg chacun survolent les chênes pendant 15 minutes pour diffuser le produit © Radio France - Noémie Koppe

Guénange, France

Une nouvelle technique est expérimentée à Guénange. Depuis ce lundi, deux drones pulvérisent les chênes de la ville avec le bacille de Thuringe, une bactérie nocive pour les chenilles urticantes. Mise en place par la mairie avec l'entreprise Agrobio Tech, l'INRA et l'ONF, cette initiative consiste à faire voler des drones de 24 kg au dessus des chênes et de pulvériser le produit sur les feuilles. Un outil bien pratique pour traiter les arbres sur 1,5 km.

"L'hélicoptère est interdit maintenant donc il fallait trouver une solution pour la ville de Guénange et c'était le seul moyen pour pulvériser le produit" raconte Nathalie Cédat-Vergne, première adjointe au maire. 

Ce traitement a un certain coût. 64.000 euros ont été déboursés pour cette phase expérimentale, qui s'effectue sur trois jours. Mais il faut entre huit et dix jours pour que le produit fasse effet sur les chenilles. "Les bactéries vont dégrader la paroi intestinale. La chenille va alors mourir, comme elle pourrait mourir en ingérant naturellement cette bactérie ou sous l'assaut d'autres insectes" explique Robert Bigel, directeur de Agrobio Tech en charge de l'opération. 

Un produit sans risque pour la population

Si cette bactérie est nocive pour les chenilles, elle est sans danger pour la population et les animaux vivant aux abords de la forêt. Mais il faudra tout de même attendre que la bactérie pulvérisée soit homologuée "biocide" (c'est-à-dire sans risque pour les habitants et sans risque pour l'environnement) pour qu'elle soit utilisée dans d'autres communes. 

Pour le moment, les tests effectués dans le sud sur les pins ont été une vraie réussite avec 96% d'efficacité sur les chenilles processionnaires. Reste à voir si ce sera le cas sur ces processionnaires du chêne.