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Société

Des élèves de l'île dévastée de Saint-Martin en stage dans des entreprises du Grand Nancy

samedi 16 juin 2018 à 19:31 Par Cédric Lieto, France Bleu Sud Lorraine

Ils ont subi les ouragans Irma et Maria. Treize étudiants de l'île de Saint Martin, dévastée au mois de septembre, accueillis à Nancy en ce moment. Un stage de six semaines en Métropole faute d'entreprises pour les accueillir là-bas.

Ces treize élèves découvrent la métropole
Ces treize élèves découvrent la métropole © Radio France - Cédric Lieto

Nancy, France

Une belle initiative en ce moment dans l'agglomération nancéienne. Treize élèves de BTS gestion et comptabilité, venus de l'île de Saint-Martin, détruite en partie par les ouragans Maria et Irma en septembre, sont actuellement en stage de première année au sein d'entreprises du secteur. Ils ont été reçus officiellement ce samedi dans les salons de l'hôtel de ville. L'épilogue heureux d'une année (scolaire) chaotique.

Ce stage était obligatoire dans leur formation mais quasiment impossible à réaliser sur l'île faute d'entreprises à même de recevoir ces étudiants. Leur lycée, les rectorats de Guadeloupe et de Nancy-Metz ainsi que l'association Citoyenneté Guadeloupe-Lorraine ont travaillé pour que l'impossible puisse se réaliser.

Conditions difficiles

L'année scolaire aura été particulièrement éprouvante pour ces élèves. La moitié des effectifs a quitté les établissements de l'île pour aller en métropole, en Guadeloupe ou aux Etats-Unis. Pour ceux qui restent à Saint-Martin, les conditions de vie et d'enseignement sont très difficiles comme l'explique  Fredline Felicianne-Büttner, professeur d'économie-gestion : 

On a commencé à travailler le 2 octobre, que le matin. Il fallait se partager l'établissement avec un autre établissement. Il n'y avait pas d'électricité, pas de transports. Donc il fallait faire preuve de créativité puis essayer d'imaginer ce qu'on aurait fait avec un ordinateur."

Recherches jour et nuit

Très vite, professeurs et élèves comprennent qu'il n'y aura pas assez de places pour tous les stagiaires, qu'il faudra chercher ailleurs, en métropole, à 7.000 kilomètres de chez eux. Des coups de fils à Nancy pas de tout repos, décalage horaire oblige, pour Alexandre, élève en comptabilité gestion : 

Je me levais tous les matins à deux heures. Je rentrais à l'école, j'étais crevé, je n'apprenais rien parce que j'étais fatigué. C'est une grande fierté parce que malgré ça, beaucoup d'entre nous étaient traumatisés, on ne savait pas à quoi s'attendre, on avait peur et voir que tout se passe bien, c'est bon pour nous."

Ce qui a été une solution en urgence pourrait devenir un partenariat sur la durée : certaines entreprises sont déjà volontaires pour accueillir d'autres stagiaires. Quant aux élèves, certains ne rêvent plus que d'une chose, revenir en métropole.