Société

Des élèves tournent un court-métrage contre les violences scolaires

Par Maxime Tellier, France Bleu Gironde mercredi 23 octobre 2013 à 6:00

Une soixantaine de collégiens et lycéens de Saint-Médard-en-Jalles participent au tournage de ce court-métrage sur le racket.

Des collégiens et des lycéens de Saint-Médard-en-Jalles participent cette semaine au tournage d'un court-métrage contre le harcèlement à l'école. Le film sera utilisé dans le cadre d'une campagne de prévention dans toute la France.

Le tournage a commencé ce mardi à Saint-Médard-en-Jalles. Pendant trois jours, les élèves des collèges d'Hastignan et Mauriac participent à la réalisation d'un court métrage sur le harcèlement à l'école.

Le personnage principal s'appelle Simon ; élève en 4e, il est victime de racket mais n'ose pas en parler, ni à sa mère, ni à ses camarades. C'est finalement une amie qui brise la loi du silence en alertant le conseiller principal d'éducation.

10% des élèves se disent victimes de harcèlement à l'école

L'ambition de ce projet est d'inciter les jeunes à libérer leur parole au sujet des violences scolaires. "Bien souvent, les élèves n'osent pas révéler qu'ils sont victimes de harcèlement, par honte, par peur de représailles ou par méconnaissance de leurs droits" , explique Nadia Zaïdi, l'une des animatrices qui travaille sur ce court métrage.

Parmi les jeunes qui participent au tournage, plusieurs ont d'ailleurs été confrontés à des cas de racket. "Qu'ils aient été victimes ou auteurs de ces violences, le travail que nous faisons depuis deux mois sur ce film leur a permis de progresser" , ajoute l'intervenante.

"L'objectif de ce court-métrage, c'est de briser la loi du silence qui règne chez les élèves"

Avec un budget de 10 000 euros, financé par des subventions publiques, le projet est d'envergure. Il associe de nombreux partenaires qui se retrouvent tout au long de l'année sur d'autres actions sociales : la gendarmerie, l'Institut médico-éducatif de Saint-Médard-en-Jalles, l'association Laïque du Prado, la maison de quartier Feydit et le centre social local.

Pour ce court métrage, une société de production bordelaise a aussi été contactée (Visual Advance). Le film sera diffusé à partir du mois de décembre pour des opérations de sensibilisation au racket. D'abord en Gironde et ensuite dans le reste de la France.