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Société

Des enfants de prêtres vont être reçus par des représentants de la Conférence des évêques

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Isère

Le 13 juin, trois enfants de prêtres seront reçus par des représentants de la conférence des évêques, pour la deuxième fois. Ces personnes font partie d'une association qui milite pour que les enfants de prêtres, les enfants vu comme "illégitimes" par l'Eglise, soient reconnus.

Anne-Marie Mariani est fille de prêtre. Marquée par son histoire, elle a écris un livre et fondé une association.
Anne-Marie Mariani est fille de prêtre. Marquée par son histoire, elle a écris un livre et fondé une association. © Radio France - Elisa Montagnat

Les mentalités seraient-elles en train d'évoluer dans l'Eglise ? 

C'est inédit : le 13 juin, trois enfants de prêtres seront reçus par des représentants de la conférence des évêques (la conférence épiscopale de l'Église catholique en France). Ils ont déjà été reçus une première fois en février. Ces personnes font partie d'une association qui milite pour que les enfants de prêtres, les enfants vu comme "illégitimes" par l'Eglise, soient reconnus, et pour qu'un jour peut-être, les prêtres soient autorisés à se marier. 

Marquée par son histoire, une enfant de prêtre fonde une association

L'association "Enfants du silence, enfants de prêtres" crée en 2013, regroupe 70 personnes, dont une majorité d'enfants de prêtres. Beaucoup d'entre eux ont souffert de leur situation, et, parfois, ont dû vivre cachés, ou sans jamais connaitre leur père. _"_Beaucoup se sont fait traités d'enfants du diable, de Satan, comme si nous étions une menace. J'envoie des lettres au pape depuis longtemps et je n'ai jamais eu de réponse. C'est des choses qu'il faut taire." confie Anne-Marie Mariani, présidente et fondatrice de l’association. Croyante, pratiquante, elle est le fruit d'un amour entre un prêtre et une infirmière religieuse qui se sont connus dans un dispensaire. Après avoir reçu de nombreuses pressions de l'Eglise pour que l'histoire reste secrète, car l'évêque ne voulait pas qu'il quitte les ordres, son père finira par démissionner. 

On veut une bénédiction, un geste symbolique

Selon Anne-Marie Mariani "C'est silence de l'Eglise aussi quand j'ai voulu partir à la rencontre de mon passé. J'ai écrit à différents endroits où j'avais cru comprendre que mon père exerçait. On vous répond poliment, mais on vous renvoie sur d'autres personnes et on vous enfarine. Il y a dans l'association, des personnes qui cherchent désespérément, comme ça, leur père. L'Eglise refuse l'accès aux documents." Alors pour l'association, l'objectif avec cette rencontre du 13 juin, c'est d'abord de sentir un peu de reconnaissance, et des mentalités qui évoluent :"On ne demande pas d'argent, on veut une bénédiction, un geste symbolique. C'est important pour que certains et certaines arrivent à se reconstruire, de sentir que les portes de l'Eglise s'ouvrent. Le 13 juin, nous allons déjà leur demander ce qu'ils attendent de nous et leur poser des questions, puis voir comment on peut faire évoluer tout ça. Car _notre combat, c'est de faire en sorte que toutes les horreurs qui se sont produites depuis des centaines d'années ne se reproduisent plus_. Nous nous battons pour qu'un jour, les prêtres obtiennent cette liberté de choisir."