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Société

Des familles avec enfants dorment à la rue à Montpellier en 2019

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Par , France Bleu Hérault

Il y aurait selon les associations 1.200 personnes à la rue à Montpellier. Il faut y ajouter 500 demandeurs d'asile sans solution de logement avec un phénomène nouveau, des familles avec des enfants dans des tentes installées sur le trottoir.

une famille albanaise avec deux bébés s'installe pour passer la nuit dans une tente à Montpellier
une famille albanaise avec deux bébés s'installe pour passer la nuit dans une tente à Montpellier © Radio France - Claire Moutarde

Montpellier, France

C'est un jeune couple avec deux bébés, deux fillettes âgées de un et trois ans qui viennent tout juste d'arriver d'Albanie. "On est là pour un avenir meilleur, pour les enfants, on n'a pas de travail en Albanie". Ils sont accueillis par des amis qui vivent dans des chambres d'hôtels. Des amis qui sont là pour les aider à trouver un logement car ils s'apprêtent à dormir dans une tente rue Louise Guiraud, en face de l'association Gammes, à deux pas du boulevard Gambetta. "On a appelé le 115, mais il n'y a pas de place."

À la rue avec deux bébés 

L'association Gammes vient en aide aux demandeurs d'asile. Elle propose aussi une mise à l'abri chaque jour pour tout personnes vivant dehors. "Nous avons tous les matins près de 500 personnes qui viennent prendre un repas chaud, une douche, qui viennent laver leur linge"  selon Daniel Constantin, le président de Gammes. Le directeur général de Gammes, Jean-Luc Nègre poursuit : "C'est un phénomène assez nouveau de voir des familles avec des enfants dormir dehors. C'est une population prioritaire pour trouver des solutions de logements. Mais le problème c'est qu'il n'y a pas assez de logements à Montpellier. Pour les demandeurs d'asile comme pour tout le monde." Il y aurait 500 demandeurs d'asile qui ne sont pas logés par les dispositifs prévus pour cela par la préfecture. 

Pas assez de dispositifs d'hébergements à Montpellier

Pierre Pouëssel, le préfet de région, a déjà reconnu à plusieurs reprises qu'il n'y avait pas assez de logements à Montpellier. Depuis 2017, un effort a été fait avec la création de 250 places supplémentaires. Il y a aujourd'hui 1.136 places d'hébergements pérennes pour les demandeurs d'asile. C'est encore insuffisant. Alors, les familles logent dehors en attendant que leur demande d'asile soit examiné.

"On est là pour un avenir meilleur."

7% des Albanais obtiendront le sacro-saint statut de réfugié. La France considère l'Albanie comme un pays "sûr".  Peu de chance donc pour Samir, sa femme et leurs trois adolescents de 11 et 13 ans, déjà déboutés de la demande d'asile mais bien décidés à rester en France. "Je ne retournerai pas en Albanie, il n'y a rien pour nous là-bas, c'est trop dangereux". Sans solutions de logement non plus, la famille a élu domicile dans un squat qui vient tout juste d'ouvrir à Montpellier, quartier Boutonnet. 

Le système D pour 500 demandeurs d'asile

Samir a tout aménagé en 15 jours, un salon cosy et deux chambres dont une pour les trois garçons. Ils ont trouvé une douche et une machine à laver dans une poubelle, mais en état de marche. Pour manger, il y a les Restos du cœur.  Deux jumeaux de 13 ans et le petit dernier de 11 ans vont tous les trois au collège. "J'espère qu'on pourra rester, dit Samir, parce qu'à chaque fois que l'on change de squat, les enfants sont obligés de changer d'école, ça passe mal.

"Jamais je ne rentrerai en Albanie."

Christophe Perrin, président de la Cimade, une association qui elle aussi vient en aide aux demandeurs d'asile, estime que "les pouvoirs publics n'usent pas de toutes leurs prérogatives pour trouver des solutions. Tant que les problèmes sont cachés, l'administration y trouve son compte. À partir du moment où les gens sont visibles, soit on les chasse, soit on trouve des solutions."

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