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Société

Des fouilles archéologiques sous-marines à l'emplacement du futur parc éolien entre Noirmoutier et l'île d'Yeu

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

Un navire du département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) scrute les fonds marins entre Noirmoutier et l'île d'Yeu. L'équipage vérifie s'il n'y a pas d'objets archéologiques à l'endroit où se construira le parc éolien.

L'équipage du navire André Malraux comprend des marins et des plongeurs, archéologues et photographes.
L'équipage du navire André Malraux comprend des marins et des plongeurs, archéologues et photographes. © Radio France - Clémentine Sabrié

Vendée, France

Avant de planter des éoliennes entre Noirmoutier et l'île d'Yeu, des archéologues sous-marins du ministère de la Culture vérifient que rien ne traîne au fond de l'océan, pendant tout le mois de juillet. L'équipe du département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) s'est appuyée sur des études pour repérer une trentaine d'anomalies sur la zone.

Une plongée pour chaque aspérité détectée

Christian Péron est commandant du navire André Malraux, nommé d'après le créateur de la DRASSM. Sur la passerelle, il pointe les écrans de contrôle du radar du doigt. "Ici par exemple c'est rouge, donc c'est qu'on est très près de la surface", explique-t-il. "Plus c'est profond, plus la couleur est foncée." Après avoir balayé l'anomalie une dizaine de fois avec le radar, il obtient "une image en trois dimensions".

Le commandant du navire, Christian Péron supervise l'organisation de la vie commune, les ressources et la cuisine. - Radio France
Le commandant du navire, Christian Péron supervise l'organisation de la vie commune, les ressources et la cuisine. © Radio France - Clémentine Sabrié

En plus de l'équipage marin, un groupe de plongeurs, archéologues et photographes, embarque sur le bateau. Pour chaque anomalie, une balise est larguée avec une précision de quelques mètres. Un binôme de plongeurs descend au fond de l'océan, à une trentaine de mètres de profondeur. L'archéologue mesure l'objet sous toutes ses coutures et prend des notes. Le photographe prend quelques clichés avec "un appareil photo avec soit des flashs, soit des lumières continues", précise Frédéric Osola. "C'est plus lourd, c'est un peu plus encombrant, mais comme on plonge souvent, on n'y fait pas très attention."

Un rapport obligatoire pour construire le parc éolien

De retour sur le pont, le travail n'est pas fini. "On compile toutes ces informations sur une fiche qui intégrera un rapport final d'opération", précise Christine Lima, l'archéologue responsable de l'opération. Ce rapport est nécessaire pour entamer la construction du parc éolien. Il sera publié d'ici fin 2020. Les travaux pourraient alors débuter en 2022.

Christine Lima, archéologue maritime, dirige les opérations pour le DRASSM. - Radio France
Christine Lima, archéologue maritime, dirige les opérations pour le DRASSM. © Radio France - Clémentine Sabrié

Les anomalies peuvent être naturelles (roches), d'origine humaine (rambarde de bateau, ancre) ou archéologiques. Cette dernière catégorie est encadrée par le code du patrimoine et le code de l'ONU. pour y appartenir, les aspérités doivent avoir plus de 100 ans. Pour l'instant, l'équipe n'a pas relever d'épave.

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