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Société

En Charente-Maritime, des gens du voyage veulent changer le regard des autres en participant à un film documentaire

mardi 5 juin 2018 à 6:08 Par Catherine Berchadsky, France Bleu La Rochelle

Changer le regard des autres sur les gens du voyage et trouver des solutions à la problématique du stationnement des caravanes sur le territoire d'Aunis Sud, tel est le double objectif d'un documentaire qui vient d'être réalisé à l'initiative du centre social de Surgères en Charente-Maritime.

Ismaël Ziegler devant sa caravane
Ismaël Ziegler devant sa caravane © Radio France - Catherine Berchasdky

Charente-Maritime, France

Un film vient d'être tourné à Surgères en Charente-Maritime avec des gens du voyage qui vivent sur le territoire d'Aunis Sud. Le film a été récompensé le mois dernier par la Fondation de France. "Qui sont les voyageurs vivants sur le territoire d'Aunis Sud ? " c'est la question que pose le court métrage.
A l'initiative du projet, Nicolas Lebrun, un animateur du centre social de Surgères qui accompagne une soixantaine de gens du voyage depuis des années.

Nicolas Lebrun, animateur au centre social de Surgères - Radio France
Nicolas Lebrun, animateur au centre social de Surgères © Radio France - Catherine Berchadsky

La Fondation de France a financé la quasi-totalité du film réalisé par le documentariste Louis Lenoir (8.500 euros), il dure 30 minutes et donne la parole aux gens du voyage."Il doit permettre de créer un collectif de voyageurs pour défendre leurs droits", explique Nicolas Lebrun, avant d'ajouter qu'il s'agit d'engager des négociations avec les élus sur la délicate question du stationnement des caravanes sur le territoire.

Campement de gens du voyage à Surgères - Radio France
Campement de gens du voyage à Surgères © Radio France - Catherine Berchadsky

Les gens du voyage veulent entamer le dialogue avec les élus

Ismaël Ziegler, 23 ans, vit avec sa famille sur un campement sauvage installé depuis une dizaine d'années sur un terrain à Surgères, proche de l' ENILIA, l'école nationale de l'industrie laitière, une vingtaine de caravanes qui dans l'absolu peuvent être délogées du jour au lendemain. "La mairie tolère, ça fait 10 ans qu'on occupe le terrain, mais on veut essayer de faire bouger les choses car c'est une situation qui stagne.... vivre comme ça sans savoir ce qui va se passer le lendemain, c'est pas une solution", explique Ismaël.

Ismaël Ziegler - Radio France
Ismaël Ziegler © Radio France - Catherine Berchadsky

"On n 'est pas des voleurs de poules"

Johanna Pigani a opté pour un logement sédentaire. Avec son compagnon, ils ont acheté une maison il y a 8 ans dans un hameau de Surgères. "Ca devenait de plus en plus compliqué de pouvoir stationner avec une caravane", explique cette maman de trois enfants, avant d'ajouter,  "c'est un mode de vie assez précaire quand on se trouve sur des places où il n' y a pas de sanitaires". Aujourd'hui, Johanna l'assure, elle fait toujours partie de la communauté des gens du voyage et se dit prête à reprendre la route avec sa petite famille pour les vacances. Dans le film elle se livre sur la condition des gens du voyage, souvent montrés du doigt, et souhaite que ce documentaire permette de changer le regard des autres :"on est finalement comme tout le monde", conclut-elle. Ismaël entend lui aussi redorer l'image des gens du voyage en tordant le coup aux idées reçues : "on n'est pas tous des voleurs de poules... je veux changer ces images, ces clichés, on n'est pas tous analphabètes", martèle le jeune homme.

Johanna et deux de ses enfants - Radio France
Johanna et deux de ses enfants © Radio France - Catherine Berchadsky

Reportage "Qu'est ce que la culture des gens du voyage en Aunis Sud "

80 % des enfants de la communauté des gens du voyage vont à l' école dès 3 ans précise encore Nicolas Lebrun, qui souhaite à travers ce film rétablir la vérité et donner une chance aux gens du voyage de se faire entendre. Le documentaire sera projeté devant les élus le 14 juin au cinéma Palace de Surgères et sera suivi d'un débat. Vous pourrez également le retrouver fin juin sur le site du centre d'animation cantonal.