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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Des gilets jaunes d'Avignon rédigent des amendements avec un député LREM

vendredi 7 décembre 2018 à 16:00 Par Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse

Trois gilets jaunes du pont de Bonpas à Avignon proposent des amendements et textes de loi pour revaloriser les salaires, avancer le versement de la prime emploi ou taxer le kérosène. Ils envisagent d'écrire à Édouard Philippe et Emmanuel Macron avant de légitimer le recours possible à la violence.

Trois gilets jaunes du pont de Bonpas travaillent avec le député LREM d'Avignon
Trois gilets jaunes du pont de Bonpas travaillent avec le député LREM d'Avignon © Radio France - Philippe Paupert

Avignon, France

Trois gilets jaunes travaillent avec le député LREM d'Avignon Jean-François Cesarini pour rédiger des amendements et écrire au Premier ministre et au président de la République. Les gilets jaunes installés au pont de Bonpas à Avignon ont mandaté trois personnes pour rédiger ces textes. Ils demandent une revalorisation des salaires, proposent l'avancement du versement d'une prime. Les gilets jaunes travaillent aussi à la taxation des carburants des bateaux et des avions. Ils sont aussi conscients de la nécessité à terme de la violence pour faire entendre leurs revendications.

Prime d'activité en janvier 2019, mais violence de ceux qui n'en peuvent plus

Maxime Souque a été élu référent des gilets jaunes de Bonpas. Il veut aussi porter les revendications à l'Assemblée nationale : "On a pris l'option de s’avancer vers les autorités pour voir ce qu'on peut faire ensemble pour porter la voix aux plus haut à l'Assemblée. Nous proposons de verser au 1er janvier 2019 la prime d'activité qui devait être étalée jusqu'en 2021." 

Il constate que "la seule chose qui fait bouger le gouvernement, c'est Paris à feu et à sang. On espère que ça va pas se terminer comme ça à Avignon... mais malheureusement, c'est le chemin que ça prend pour certains individus qui n'en peuvent plus." 

La violence effraie aussi les gilets jaunes, mais elle pourrait être nécessaire plus tard

Guillaume Martinez est gilet jaune à Bonpas à Avignon. Il légitime le recours à la violence si le gouvernement n'entend pas les propositions d'amendements ou de lois qu'il rédige avec le député : "On n'en est pas encore au texte de loi. On rédige des amendements sur le pouvoir d'achat, la revalorisation des retraites, l'augmentation du SMIC, la réduction des charges patronales..." 

Il estime que la violence sera "nécessaire si on n'est pas entendu et que le mouvement dure des mois et des mois... Mais on préfère rester dans le dialogue. Ces violences font peur aux forces de l'ordre, aux élus, à la population mais ça nous fait peur à nous aussi. Faut pas croire qu'on est sans sentiments et sans coeur !"

Edmond Salandre participe lui aussi au mouvement des gilets jaunes. Il a quitté le rond-point de Bonpas pour rencontrer le député Jean-François Cesarini (LREM) : "On est là pour avancer gentiment. La violence ne sert à rien. Peut-être par la suite... mais on n'en est pas à ce moment-là. Si nos textes passent à Assemblée nationale, c'est un début de victoire. La taxe carbone, on a trouvé un moyen pour que d'autres la payent : taxer le kérosène ou les porte-containers. Il faut que ceux qui travaillent s'en sortent mieux."