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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Des gilets jaunes sarthois se posent la question d'un durcissement du mouvement

lundi 7 janvier 2019 à 6:52 Par Jérôme Collin, France Bleu Maine

Le mouvement des gilets jaunes a dégénéré pour la première fois en Sarthe, samedi 5 janvier. Certains manifestants sont favorables à un durcissement des actions.

Des barricades en feu, place de la République au Mans, samedi 5 décembre
Des barricades en feu, place de la République au Mans, samedi 5 décembre © Radio France - Jérôme Collin

Sarthe, France

Comment le mouvement des gilets jaunes va évoluer dans les prochaines semaines ? Samedi 5 janvier, la manifestation dans le centre-ville du Mans a tourné à l'affrontement entre les forces de l'ordre et certains gilets jaunes. C'est la première fois que l'on constate des débordements en Sarthe, depuis le début des actions le 17 novembre 2018. 

Des actions plus dures dans les prochaines semaines ?

Avant même que les choses dégénèrent, certains gilets jaunes parlaient de leur volonté de durcir le mouvement. _"_Il faut une révolution. Il est temps qu'on agisse. Soit Macron démissionne, soit ce sera complètement la guerre", prévient Sarah, qui dit "se battre pour ses enfants". Elle refuse de préciser quelle forme doit prendre la révolution qu'elle souhaite. 

Être pacifique, ça va un moment. Le calme ne va pas durer"

Samedi, des barrières ont été jetées par des gilets jaunes contre les forces de l'ordre, qui refusaient de laisser les manifestants accrocher des cadenas aux grilles de la préfecture. "On n'en peut plus. Il faut que ça pète", témoigne Christopher. 

Les gilets jaunes rejettent la faute sur Emmanuel Macron, accusé d'attiser la colère en multipliant les petites phrases, en comparant par exemple une partie des gilets jaunes à une foule haineuse. "La foule haineuse, ça va peut-être arriver. A un moment donné, on aura tellement la haine que ça va changer le mouvement", confie Anthony.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a également parlé d'"agitateurs". "Je ne suis pas agitateur, je viens pour défendre ce qu'on doit avoir", répond Ben, gilet jaune à la retraite. "Si le gouvernement ne fait rien, ça partira en cacahuète. Nous aussi, on va aller plus loin. Si vous mettez de l'huile sur le feu, à un moment ça va exploser. Ça fait 40 ans qu'on est dans la merde, les gens n'en peuvent plus", conclut ce gilet jaune.