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Société

Des glanages solidaires chez les producteurs sarthois pour nourrir les banques alimentaires

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Par , France Bleu Maine, France Bleu

Le collectif "Glanage solidaire 72" passe derrière les cueilleurs pour ramasser les fruits et légumes laissés pour compte. Leur objectif est double : lutter contre le gaspillage et fournir des produits frais aux banques alimentaires sarthoises. Reportage avec les glaneurs dans un verger.

Maëlle Carrel privilégie les pommes tombées de l'arbre, car elle est sûre qu'elles sont mures.
Maëlle Carrel privilégie les pommes tombées de l'arbre, car elle est sûre qu'elles sont mures. © Radio France - Clémentine Sabrié

Sarthe, France

Au pied de chaque pommier déjà récolté, les glaneurs trouvent plusieurs fruits encore comestibles. Les pommes tombées de l'arbre ont reçu un choc, mais elles ne sont pas pourries et leur partie abîmée, souvent minime, peut être retirée. Maëlle Carrel, en service civique à la Banque alimentaire de la Sarthe, s'accroupit et ramasse une pomme. "Il y a encore la tige, donc ça veut dire qu'elles vont durer dans le temps, donc on n'est pas obligé de les distribuer tout de suite", montre la jeune femme.Le collectif "Glanage solidaire 72" rassemble plusieurs associations, comme TARMAC et "Se nourrir ensemble", chapeautées par la Banque alimentaire. Neuf bénévoles ont fait du covoiturage, jeudi 24 octobre, pour se rendre sur l'exploitation agricole Leroy, à Oizé. 

Un glanage encadré pour rassurer les producteurs

Une fois sur place, toutes et tous ont revêtu un gilet vert estampillé du nom du collectif. Les glaneurs doivent être reconnaissables. Marie Michel, responsable de la cueillette dans le verger, leur rappelle les règles. Il ne faut "rien arracher, ne pas tirer sur les câbles et ne pas détériorer le matériel qu'il peut y avoir autour des arbres". Myriam Hervouet, une des membres fondatrices du collectif, prône une transparence totale avec les sept producteurs qui acceptent la visite des glaneurs solidaires. "Il faut les rassurer en leur disant que c'est un glanage encadré, où on arrive tous ensemble et on repart tous ensemble", explique-t-elle.

Après trois heures de glanage, les bénévoles partagent un goûter.. - Radio France
Après trois heures de glanage, les bénévoles partagent un goûter.. © Radio France - Clémentine Sabrié

Le plus important, selon Myriam Hervouet, est de bien montrer que le glanage n'est pas pour leur consommation personnelle. "On vient glaner les produits qu'a priori ils ne peuvent pas vendre pour en faire profiter les gens qui ont moins les moyens et la banque alimentaire qui manque de fruits et légumes." En effet, les associations distribuent le plus souvent de l'épicerie sèche, comme des pâtes ou du riz. Marie Michel sait "qu'il reste forcément des pommes après le passage des cueilleurs, que ce soit par rapport au calibre ou des oublis". Avec "Glanage solidaire 72", "on sait que ça va servir et que ça ne reste pas dans les vergers pour rien", précise l'agricultrice. En trois heures de temps, avec neuf paires de bras, les bénévoles ont glané 700 kilos de pommes.

Le collectif aimerait créer des points relais de glaneurs partout en Sarthe pour éviter aux bénévoles de faire trop de route. Pour rejoindre "Glanage solidaire 72", vous pouvez les contacter sur leur page Facebook ou appeler la Banque alimentaire (02 43 50 30 00).

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