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Société

Des hôtels à Toulouse ne reverseront pas la taxe de séjour pendant l'Euro

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu
Toulouse, France

Deux syndicats hôteliers organisent une action inédite pendant l'Euro de football. Ils appellent leurs adhérents à ne pas reverser la taxe de séjour aux villes. Un moyen de pression pour demander à l'Etat de taxer tout le monde notamment les locations de logements entre particuliers.

120 hôtels à Toulouse adhèrent à l'UMIH de Haute-Garonne
120 hôtels à Toulouse adhèrent à l'UMIH de Haute-Garonne © Radio France - Charlotte Jousserand

Entre le 10 juin et le 10 juillet, des hôtels de Toulouse ne reverseront pas l'argent de la taxe de séjour à la métropole. L'argent sera gardé sur un compte à la banque pour faire pression sur l'Etat. Le mouvement est national, il a été lancé par l'UMIH, l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie et par le GNC, le groupement national des chaînes hôtelières, car l'UEFA a choisi comme partenaire officiel un site de location entre particuliers, Abritel.

Comme tous les autres sites du même genre, Abritel ne reverse pas de taxe de séjour aux villes. Selon l'UMIH "95% des hôtels payent la taxe de séjour alors qu'ils ne représentent que 50% de l'hébergement". La taxe de séjour concerne tous les hôtels, elle s'applique par jour et par personne et varie entre vingt centimes et quatre euros selon le nombre d'étoile de l'hôtel. Les hôteliers demandent à l'Etat de faire appliquer la loi qui oblige depuis fin 2014, les plateformes type Airbnb ou Abritel à payer des taxes de séjour car dans les faits, cette loi n'est pas appliquée.

3 millions d'euros pour la métropole de Toulouse 

A Toulouse, la taxe de séjour rapporte chaque année 3 millions d'euros à la métropole. Une somme qui est intégralement reversée à l'Office du tourisme et qui sert à la promotion du territoire. Pour Frédéric Michel, hôtelier à Toulouse et président de la branche hôtellerie de l'UMIH de Haute-Garonne, la taxe de séjour a une utilité : "Si nous, les hôteliers, on travaille dans les mêmes conditions qu'Abritel ou Airbnb, on peut bloquer une partie de l'économie locale. On a un peu de pouvoir et on veut s'en servir pour que les politiques fassent bouger les choses. Les lois sont votées il faut les appliquer". D'après Frédéric Michel, il y aurait à Toulouse entre 3000 et 3500 logements loués entre particuliers. Selon ses calculs, la métropole pourrait récolter à minima 24 000 euros de plus pendant l'Euro si les locations de courte durée de logements entre particuliers étaient taxées.

Frédéric Michel, président de la branche hôtellerie de l'UMIH Haute-Garonne - Radio France
Frédéric Michel, président de la branche hôtellerie de l'UMIH Haute-Garonne © Radio France - Charlotte Jousserand

"C'est de la concurrence déloyale, c'est insupportable"

Pour Lionel Bouchand, président du groupement national des chaînes hôtelières Midi Pyrénées et gérant d'un hôtel à Toulouse "Cette action est inédite. On ne va pas faire grève dans nos hôtels, on ne peut pas se le permettre, on ne vas non plus pas bloquer le périphérique ou la rocade mais on va garder cet argent sur un compte jusqu'à obtenir gain de cause". Selon Lionel Bouchand, "La concurrence est acceptable quand elle est loyale, là ce n'est pas le cas. Ni sur les normes ni sur la fiscalité".

A la mairie de Toulouse, Sacha Briand, adjoint aux finances assure que le dossier est en train d'être traité "Je comprends la colère des hôteliers. Jean-Luc Moudenc, en tant que président des maires de grandes villes de France a déjà interpellé l'Etat sur la taxe de séjour pour les sites de location entre particuliers. Je suis convaincu qu'avec la pression concertée des hôteliers et du club des villes hôtes on va réussir à obtenir du gouvernement toutes les mesures pour que les hébergeurs en ligne payent la taxe de séjour".

Selon un rapport du sénat, seulement 15% des revenus de l'économie collaborative sont déclarés.

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