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Des "kits hygiène", chaque mois, pour les femmes détenues à Nîmes

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Par , France Bleu Gard Lozère

C'est une première en France cette distribution, chaque mois, d'un "kit hygiène" aux femmes détenues à la maison d'arrêt de Nîmes. Un kit distribué grâce à un partenariat entre l'administration pénitentiaire, le ministère de la Justice et une grande surface nîmoise.

Le "kit hygiène" qui sera distribué, chaque mois, aux femmes détenues à la maison d'arrêt de Nîmes
Le "kit hygiène" qui sera distribué, chaque mois, aux femmes détenues à la maison d'arrêt de Nîmes © Radio France - Philippe Thomain

"Ce partenariat public-privé est une première en France". Le procureur de la République à Nîmes, Éric Maurel, en est certain. "Nous agissons pour la dignité de nos concitoyens. Ils sont punis, ils doivent exécuter leurs peines. Ce n'est pas pour autant qu'il faut porter atteinte à leur dignité." Dans ce kit, distribué chaque mois à toutes les femmes détenues à la maison d'arrêt de Nîmes, des protections périodiques et des produits d'hygiène corporel.

"50 kits par mois, c'est un coût d'environ 1.000 euros"

Un "kit hygiène" fourni par Christophe Pradeille, l'homme dirige la société Falaur, qui exploite l'Intermarché du quartier Vacquerolles à Nîmes. Le partenariat entre l'administration, la Justice et le magasin a été signé ce lundi, un partenariat public-privé particulier car en France explique Christophe Pradeille : "le mécénat pour les entreprises ne peut se faire qu'avec des associations, ce qui n'est pas le cas ici... ce serait donc de l'abus de bien social. Ce n'est que dans la mesure où l'opération présente un intérêt général et qu'elle est médiatisée que c'est faisable. C'est vraiment quelque chose d'atypique."

"Il faut veiller à ce que les personnes détenues regagnent le corps social"

Et Samira Khelaifia, à la tête du Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation dans le Gard compte capitaliser sur ce "kit hygiène" : "On a deux projets en cours : le premier sur l'estime de soi, un groupe de parole autour d'une psychologue car les femmes entrant en détention se dégradent beaucoup, pensent qu'elles sont de mauvaises mères, de mauvaises femmes.

Le second est un projet autour d'une socio-esthéticienne, pour pouvoir mieux se présenter à un entretien d'embauche, ou devant le tribunal. Qu'elles aient une image restaurée d'elles-mêmes. Cet aspect esthétique va, pour nous, de pair avec la réinsertion."  

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