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Société

Châteauroux : des locataires de l'OPHAC de l'Indre en lutte contre des cafards

lundi 30 juillet 2018 à 17:47 Par Gaëlle Fontenit, France Bleu Berry

Des habitants d'un immeuble de la rue d'Aquitaine, à Châteauroux, se sentent démunis face à la prolifération de cafards. L'OPHAC, l'office public de l'habitat, de l'aménagement et de la construction de l'Indre, assure tout mettre en oeuvre pour venir à bout du problème.

Les habitants se sont équipés de pièges pour traquer les blattes
Les habitants se sont équipés de pièges pour traquer les blattes © Radio France - Gaëlle Fontenit

Châteauroux, France

De l'extérieur, rien ne laisse présager l'ampleur du phénomène. Mais à peine la porte passée de cet immeuble rue d'Aquitaine à Châteauroux, que déjà les habitants nous prennent à témoin. "Il y en a partout ! Entrez chez moi, vous verrez... j'ai des cafards derrière la gazinière, et même dans le frigo. C'est une invasion ! et c'est pire à la cave : dans le local poubelle, ils nous tombent dessus !" s'énerve Abdellah. Un étage au-dessus, Martine surenchérit : "Il y a en dans ma serrure, sur mes plinthes, et même dans mes vêtements. Je ne dors plus dans ma chambre, j'avais peur qu'ils me tombent dessus..." Rosalinde, au rez-de-chaussée, est fataliste : "Je ne sais plus quoi faire, on les voit sur le plancher, on ose pas marcher pieds nus. Et puis il y en a dans la chambre de mon fils..."

N'écrasez pas les blattes !

Les locataires n'en peuvent plus. Martine a même demandé à déménager. Ils ont prévenu l'OPHAC 36 - Office public de l'habitat, de l'aménagement et de la construction - qui s'est déjà déplacé plusieurs fois. Mais les habitants assurent que cela ne change rien. Benjamin Boggio, directeur du patrimoine du bailleur social, prend très au sérieux le problème : "Il est très difficile de se débarrasser de blattes. D'ailleurs, il ne faut pas écraser les blattes mortes, cela dissémine les œufs. Dans le cas de la rue d'Aquitaine, nous savons d'où vient le problème : nous avons effectué des travaux autour des tuyaux de chauffage et nous avons dérangé un nid. Depuis trois semaines, nous y allons tous les deux jours. Nous savons donc que d'ici une bonne semaine, ce sera fini. Mais quand on est dedans, je comprends que cela ne soit pas drôle."

L'OPHAC 36 connaît bien le problème : le bailleur a constitué une cartographie de son patrimoine mettant en évidence les zones à risques, où les nuisibles sont plus susceptibles d’apparaître. En conséquence, chaque année, des techniciens viennent deux à trois fois par an en préventif, disposer du gel empoisonné. "Si cela ne suffit pas, nous pouvons utiliser des moyens plus radicaux, comme des fumigènes. En dernier recours, nous pouvons évacuer un immeuble entier quelques heures le temps de tout traiter" souligne Benjamin Boggio. 

Pour lutter contre les nuisibles, l'OPHAC de l'Indre se réserve chaque année un budget de 40.000 euros