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Trois manifestations pour demander la fermeture du premier réacteur du Tricastin, qui fête ses 40 ans

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Une trentaine de manifestants se sont rassemblés ce jeudi pour demander la fermeture du premier réacteur de la centrale nucléaire du Tricastin, dans le Sud-Drôme, qui fête ses 40 ans de mise en service ce week-end. Ils étaient mobilisés dans le même temps à Saint-Paul-Trois-Châteaux, Lyon et Paris.

Les manifestants étaient une dizaine devant la centrale du Tricastin.
Les manifestants étaient une dizaine devant la centrale du Tricastin. - © Collectif Stop Tricastin

Les anti-nucléaires ont "fait sa fête" à la centrale du Tricastin ce jeudi matin en manifestant sur trois sites en même temps : devant la centrale de Tricastin dans le Sud-Drôme, devant le siège de l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) à Lyon, et devant le siège d'EDF à Paris. Le premier réacteur de la centrale du Tricastin, mis en service le 31 mai 1980, fêtera ses 40 ans de mise en service ce dimanche, et les manifestants demandent sa fermeture.

Sur chaque site, ils étaient une dizaine environ, munis d'une banderole "40 ans, ça suffit ! Débranchez la centrale". Devant la centrale du Tricastin, les manifestants ont finalement été délogés par les forces de l'ordre et ont été verbalisés pour n'avoir pas respecté l'interdiction de stationner aux abords d'un site nucléaire.

Les manifestants tenaient néanmoins à marquer ce 40ème anniversaire qui renforce leurs craintes sur la sécurité de la centrale. "On voulait leur montrer qu'on était là quoi qu'il arrive et quoi qu'il en coûte. Et on va continuer nos actions parce que, pour EDF, le premier réacteur de la centrale de Tricastin est un peu une tête de pont et ce serait pour eux une catastrophe s'il n'était pas prolongé, détaille Alain Volle, le porte-parole du collectif Stop Tricastin. Donc ils en sont au point où ils trichent, ils planquent des informations à l'autorité de sureté nucléaire pour donner la meilleure vitrine à cette centrale et à ce réacteur. C'est ça qui nous fait peur. Ce manque de transparence absolu d'EDF et ce déni de la réalité".

Ces manifestants dénoncent le fait que le réacteur "vieux et périmé", "avait initialement été conçu pour fonctionner 30 ans, avec une marge de sûreté de 10 ans", alors que sa fermeture n'est aujourd'hui pas programmée. Ils pointent notamment l'état de la cuve de ce réacteur, "criblée d'une vingtaine de fissures" et dont EDF "refuse de communiquer les données précises d'évolution". Et ils s'inquiètent des risques sismiques et d'inondations dans le secteur, renforcés depuis le séisme du Teil, et qui pourraient toucher la digue du canal de Donzère, "qui amène l’eau nécessaire pour son refroidissement, et dont plusieurs portions ne résisteraient pas à un séisme de forte amplitude".

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