Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société
Dossier : Grenelle des violences conjugales

Des marches contre les violences faites aux femmes partout en France ce samedi

Dans les rues de Paris et de nombreuses villes de France, des milliers de personnes sont attendues ce samedi pour manifester contre les violences sexistes et sexuelles, à l'appel d'un collectif féministe.

Des marches sont prévues partout en France.
Des marches sont prévues partout en France. © AFP - Alain Pitton

Plusieurs milliers de personnes sont attendues samedi à Paris, mais aussi dans de nombreuses villes du pays, pour dénoncer les violences faites aux femmes et les trop nombreux féminicides recensés depuis le début de l'année. Une mobilisation à l'appel du collectif féministe #Noustoutes, qui veut mettre la pression sur le gouvernement à quelques jours de la fin du Grenelle des violences conjugales.

La marche parisienne partira à 14h de la place de l'Opéra en direction de la place de la Nation. Des manifestations sont également prévues à Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Lille, Rennes, Dijon, Saint-Étienne ou encore Grenoble ou Charleville-Mézières, ainsi que dans de nombreuses autres villes. 

"Être un maximum dans la rue" deux jours avant la fin du Grenelle des violences conjugales

Pour Anaïs Leleux, membre du collectif, l'objectif est d'être "un maximum dans la rue pour mettre la pression sur le gouvernement", à deux jours de la Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes et des annonces conclusives du Grenelle promises par l'exécutif. 

Près de 70 organisations, partis politiques, syndicats et associations (Planning familial, CGT, CFDT, EELV, LFI, PS, Unef, PCF, SOS homophobie...) et plusieurs personnalités, dont les comédiennes Muriel Robin, Julie Gayet ou Virginie Efira ont appelé à rejoindre le défilé. 

Dans les lycées et les universités, une centaine de groupes de jeunes se sont également constitués pour y participer. En tête de cortège, l'Union nationale des familles de féminicides défilera pour "dénoncer le mépris que l'Etat oppose aux familles", a déclaré sa présidente Sandrine Bouchait.

L'année dernière, à la veille du 25 novembre, près de 50.000 personnes s'étaient rassemblées dans toute la France à l'appel du collectif, dont 30.000 à Paris selon les organisatrices (12.000 selon la police).

220.000 femmes subissent chaque année des violences sexistes ou sexuelles 

En 2018, 121 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, selon le ministère de l'Intérieur. Pour 2019, ce chiffre est à ce jour d'au moins 115 depuis le 1er janvier, selon un décompte et une étude au cas par cas menée par l'Agence France Presse. Chaque année, quelque 220.000 femmes subissent des violences sexistes ou sexuelles, dont 93.000 sont victimes de viol ou tentative de viol.

Les mesures bientôt annoncées par le gouvernement 

En lançant son Grenelle des violences conjugales début septembre, le gouvernement promis des mesures "concrètes" le 25 novembre, après avoir associé des acteurs de terrain. Une soixantaine de propositions issues des groupes de travail ont été remises fin octobre à la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité, Marlène Schiappa, qui devra trancher.

La société évolue à toute vitesse sur ces questions. Or, les politiques publiques ne suivent pas - Caroline de Haas

"#MeToo a été un accélérateur incroyable d'un changement social sur le sujet des violences, la société évolue à toute vitesse sur ces questions. Or, les politiques publiques ne suivent pas", a estimé la féministe Caroline De Haas lors d'une conférence de presse de #NousToutes. Elle demande "un milliard d'euros supplémentaires". 

Pour le collectif, certaines mesures sont "indispensables et urgentes": l'instauration d'un brevet de la non-violence obligatoire pour tous les collégiens, une plus large utilisation de l'ordonnance de protection, la formation de tous les professionnels au contact des victimes, et la mise en place de tribunaux dédiés pour juger ces faits plus rapidement.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu