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Des manifestations dans plusieurs villes de France contre la réforme de l'assurance chômage

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Par , France Bleu

Intermittents et précaires ont manifesté ce samedi 22 mai dans plusieurs villes, comme Paris, Lyon, ou Tours, pour demander le retrait de la réforme de l'assurance chômage.

Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu, comme ici le 23 avril à Paris [photo d'illustration].
Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu, comme ici le 23 avril à Paris [photo d'illustration]. © AFP - Jérôme Leblois / Hans Lucas

Quelques centaines de personnes ont manifesté ce samedi 22 mai contre la réforme de l'assurance chômage. Des cortèges se sont formés à Paris, Lyon, Bordeaux ou encore à Tours. Intermittents, précaires du tourisme ou de l'évènementiel, gilets jaunes et syndicats ont répondu à l'appel de la Coordination nationale des théâtres occupés. La réforme doit entrer en vigueur le 1er juillet et modifie notamment le mode de calcul de l'allocation.

Des centaines de personnes dans la rue

A Paris, plusieurs centaines de personnes (500 au départ selon la CGT, pas de décompte de la police pour l'heure indique l'Agence France presse (AFP)) ont défilé. L'occupation du théâtre l'Odéon depuis le 4 mars par des intermittents du spectacle est à l'origine d'un mouvement qui a essaimé dans une centaine de lieux culturels en France. "Le programme du gouvernement, c'est de détruire l'assurance chômage", a lancé au départ de la manifestation Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT spectacle. 

A Bordeaux, une petite centaine de personnes (80 selon la police) ont participé à la manifestation. Pour Claudine et Dominique, costumière intermittente et travailleuse intérimaire, le mouvement d'occupation des théâtres "n'est pas seulement une lutte des intermittents du spectacle mais de tous les intérimaires, précaires et contrats courts, au-delà du secteur de la culture". Les manifestants étaient également une centaine à Tours.

La réouverture du 19 mai ne signifie pas le plein retour à l'emploi pour moi, d'où l'importance d'avoir ces filets de sécurité du chômage que l'on veut nous enlever.

Dans la région lyonnaise, quelque 250 personnes ont manifesté, selon la préfecture du Rhône. Des étudiants de l'UNEF, des syndicalistes de la CGT et Solidaires, des militants de la France Insoumise, ainsi qu'une poignée de "gilets jaunes" ont pris part au cortège qui s'est élancé au son d'une fanfare d'intermittents. Parmi les slogans et banderoles, on lisait: "On dit halte au carnage, on a tous droit à l'assurance chômage", ou encore "La culture est une arme de paix". "Je joue principalement dans les bars et restaurants, et leur trésorerie est à sec. La réouverture du 19 mai ne signifie pas le plein retour à l'emploi pour moi, d'où l'importance d'avoir ces filets de sécurité du chômage que l'on veut nous enlever", a témoigné auprès de l'AFP John Zidi, contrebassiste et l'un des occupants du TNP depuis le 12 mars. Un lieu que pourrait d'ailleurs rejoindre les personnes qui occupaient l'Opéra de Lyon et qui ont annoncé leur "déménagement", alors que leur mouvement fait l'objet d'un référé devant le tribunal administratif de la part de la direction de l'établissement. Vendredi soir, l'Opéra avait annoncé dans un communiqué que l'occupation "notamment pour des raisons sanitaires et de sécurité", n'était pas compatible avec une réouverture au public. Il avait également expliqué avoir dû annuler des résidences d'artistes et étudiants et renoncer à des spectacles, "malgré des tentatives de dialogue".

Les intermittents restent mobilisés dans plusieurs villes pour dénoncer la précarité, comme à Limoges, où une distribution de produits de première nécessité a été organisée par les occupants du théâtre de l'Union ce samedi pour venir en aide aux plus démunis et sensibiliser les passants. "On ne peut pas rester indifférent face à la montée de la pauvreté", a expliqué à France Bleu Limousin Fabienne Muet, comédienne qui souhaitait afficher la précarité aux yeux de tous.

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