Société

Des mois et des millions d'euros pour achever le stade de Limoges

Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin lundi 26 octobre 2015 à 6:00

Le Stade de Beaublanc, chantier inachevé
Le Stade de Beaublanc, chantier inachevé © Radio France - Isabelle Gaudin

Le verdict vient de tomber: il faudra plusieurs mois et des travaux colossaux pour terminer le chantier du Stade de Beaublanc. Le béton armé devra être consolidé pour que le chantier puisse redémarrer. Le Stade ne sera pas terminé avant un an et la facture sera salée.

Depuis cette semaine, la ville de Limoges a entre les mains le document qu'elle attendait depuis plus de 6 mois: le diagnostic précis et les solutions envisagées après l'apparition de fissures systématiques dans le béton des tribunes.

"l'affaire est sérieuse"

Architecte, cabinet d'étude, assureurs et services de la ville étaient réunis cette semaine sur le chantier pour étudier le verdict sans concession: le ferraillage du béton est insuffisant, il faut donc reprendre tous les encorbellements mais aussi les poutres qui soutiennent l'immense charpente métallique; sur ces éléments, pas de fissures, mais les calculs montrent que le béton ne pourrait pas supporter la prise au vent de la toiture. Le directeur des services techniques de la ville, Pascal Hamelin, ne s'en cache pas: "l'affaire est sérieuse, il faudra plusieurs millions d'euros supplémentaires, et le chantier ne sera pas terminé avant la fin de l'année prochaine".

Pascal Hamelin, DST de la ville de Limoges, observe les fissures - Radio France
Pascal Hamelin, DST de la ville de Limoges, observe les fissures © Radio France - Jérôme Edant

La réunion tenue cette semaine a permis d'évoquer les solutions techniques: pas besoin de démolir mais il faut renforcer toutes les poutres, donc retoucher la structure et même certaines finitions comme les baies vitrées, déjà posées mais gênantes pour ces travaux de consolidation. Pour préciser ces solutions techniques, des études complémentaires doivent être menées, elle prendront environ 4 mois. Et pendant ce temps, le chantier qui tournait déjà au ralenti va devoir s'arrêter totalement car il est impossible de continuer à installer la couverture sur un béton trop fragile. Le chantier ne pourra donc reprendre que février ou mars prochain. A préciser également: la facture supplémentaire. Elle sera de plusieurs millions d'euros (1,2 millions d'euros rien que pour consolider les balcons) mais la ville que confirme les assureurs du cabinet d'étude défaillant (qui a fait faillite depuis) financeront tout cela et que le contribuable ne paiera rien de plus.