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Société

Des moyens matériels et humains supplémentaires pour traquer le loup solitaire des Costières

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Par , France Bleu Gard Lozère

Les éleveurs d'ovins des Costières ont été entendus. Une semaine après de nouvelles attaques du loup aperçu dans ce secteur depuis deux ans, le préfet du Gard a décidé ce mercredi de mobiliser des moyens supplémentaires pour tenter d'abattre l'animal.

22 bêtes ont été tuées ou blessées dans le Gard depuis le début de l'année
22 bêtes ont été tuées ou blessées dans le Gard depuis le début de l'année © Radio France - Sylvie Duchesne

Gard, France

Les éleveurs d'ovins des Costières sont satisfaits. Une semaine après avoir été victimes de nouvelles attaques du loup aperçu dans ce secteur depuis deux ans, ils ont obtenu que des moyens matériels et humains soient débloqués pour tenter d'abattre l'animal. "Ce qu'on a obtenu, c'est que des lieutenants de louveterie, comme on l'avait demandé, vont intervenir là où le loup a attaqué. Ils seront équipés d'une caméra technique supplémentaire et de matériel de visée nocturne. La Brigade nationale Loup reviendra également dans le Gard pendant une semaine, voire deux si nécessaire" détaille Fanny Tamisier, présidente du syndicat des éleveurs ovins du Gard. 

Fanny Tamisier a elle-même été victimes de plusieurs attaques du loup la semaine dernière à Générac

Chasser le loup est très compliqué

Le préfet du Gard a également annoncé que le nombre des lieutenants de louveterie (des chasseurs bénévoles indemnisés par l'État) allait passer de 11 à 16 (deux recrutés en 2019, trois en 2020). Le nombre de leurs interventions a d'ailleurs été augmenté depuis le 17 mai autour de Générac, chez l’éleveur dont l'exploitation a fait l'objet de plusieurs attaques récemment. À partir du 4 juin, ils interviendront huit fois par mois au lieu de quatre actuellement.

Traquer un loup reste un exercice compliqué. " On a un animal très intelligent, au comportement agressif envers les troupeaux explique Patrick Alimi, adjoint au directeur départemental des territoires et de la mer (DDTM). Le secteur est aussi particulièrement compliqué pour organiser des veilles et éventuellement des tirs au loup. On est dans un secteur péri-urbain, avec des routes fréquentées et des habitations isolées.

Patrick Alimi, adjoint au directeur départemental des territoires et de la mer

Pas de psychose 

C'est pour répondre aux inquiétudes des éleveurs, particulièrement stressés par ces attaques depuis 2 ans, mais également à la population des Costières (située à une dizaine de kilomètres de Nîmes), que Didier Lauga, le préfet du Gard a décidé de réagir vite. "Qu'il puisse y avoir l'amorce d'une psychose, je le crois. C'est une zone peuplée, péri-urbaine, une agriculture très diversifiée. On est très loin des zones habituelles où se trouvent le loup."  

Didier Lauga, le préfet du Gard

Depuis le début de l'année, 22 bêtes ont été tuées ou blessées dans le Gard, 53 en 2018. Principalement des ovins mais aussi des veaux et de jeunes chevaux. Fin 2018, la France a décidé de relever le quota d'abattage de loups de 43 à 51 bêtes pour l'année, soit 12% de la population estimée.  

Didier Lauga, le préfet du Gard (à gauche sur la photo) présente le matériel mis à la disposition des louvetiers - Radio France
Didier Lauga, le préfet du Gard (à gauche sur la photo) présente le matériel mis à la disposition des louvetiers © Radio France - Sylvie Duchesne