Société

Des "Nuits debout" organisées par des militants de la cause animale devant plusieurs abattoirs

Par Julien Baldacchino, France Bleu mardi 26 septembre 2017 à 21:36

Les rassemblements ont commencé devant quelque 80 abattoirs en France, mais pas seulement
Les rassemblements ont commencé devant quelque 80 abattoirs en France, mais pas seulement © AFP - Georges Gobet

A l'appel de l'association antispéciste 269 Life Libération Animale, plusieurs rassemblements ont lieu ce mardi soir devant plusieurs abattoirs en France. Sur certaines zones, ils se sont confrontés à des agriculteurs venus protester.

Une "Nuit debout devant les abattoirs" : c'est ce qu'a annoncé pour ce mardi soir l'association antispéciste 269 Life Libération Animale, opposée à toute forme d'exploitation animale. Des militants végans et de la cause animale se sont installés devant quelque 80 abattoirs, essentiellement en France, mais aussi dans d'autres pays comme la Suisse, la Belgique ou l'Allemagne.

L'association attendait "plus de 1.500" militants dans les villes concernées pour "engager un activisme plus offensif vers le spécisme". Ce collectif estime que la diffusion de nombreuses vidéos choc par l'association L214 "a créé un terreau favorable" à "un mouvement de déconstruction de l'industrie de l'exploitation animale". Dans plusieurs villes, comme Limoges ou Bazas (Gironde), les rassemblements ont commencé à la tombée de la nuit, avec des pancartes affichant des messages comme "Hommage aux victimes du massacre de masse".

A LIRE AUSSI >> Impossible dialogue entre pro et anti-viande lors de la Nuit Debout devant l'abattoir de Limoges

Contre-manifestations des agriculteurs

Face à eux, des agriculteurs se sont invités à ces manifestations, à l'appel de collectifs comme la Coordination rurale. A Limoges, les agriculteurs ont par exemple organisé un barbecue près d'un panneau sur lequel était écrit "Sauvez un paysan, mangez un végan". En Gironde, la Coordination rurale du Lot-et-Garonne avait appelé à "défendre les éleveurs face au prosélytisme et aux mensonges végans".

Sur d'autres abattoirs, il n'y a avait pas de contre-manifestation. Partout, les militants entendaient rester sur place jusqu'à l'aube pour "veiller symboliquement sur les animaux (...) qui ne seront tués que demain".