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Société

4 000 œillets rouges distribués pour la journée des droits des femmes dans le Gard

jeudi 8 mars 2018 à 18:49 Par Guillemette Franquet, France Bleu Gard Lozère

La section gardoise du Parti communiste a distribué 4.000 œillets dans le Gard en l'honneur de la journée internationale des droits des femmes. 1 000 fleurs offertes à Nîmes, devant le CHU Carémeau, l'université Hoche ou encore le centre des finances publiques.

Les œillets distribués pour la journée internationale des droits de la femme.
Les œillets distribués pour la journée internationale des droits de la femme. - PCF

Nîmes, France

Des fleurs rouge vif plein les mains, tendues aux femmes venues travailler. Ils étaient quatre communistes devant le centre des finances publiques, à offrir des œillets pour la journée internationale des droits des femmes : Vincent Bouget, secrétaire départemental du Parti communiste (PCF), et trois militants, Sylvie, Muriel et Guy. 

« Le 8 mars, rejoignez la révolution féministe »

Les femmes ont reçu un œillet, accompagné d’un tract : « Le 8 mars, rejoignez la révolution féministe ». Un programme avec les réformes en faveur des femmes que propose le PCF. 

Cette action se déroule chaque année et rencontre toujours beaucoup de succès. « On n’a pas pu le faire il y a deux ans, on nous a dit qu’on leur avait manqué », s’amuse Muriel, salariée au Parti communiste.  

Une voiture s’approche de la barrière du parking. La fenêtre se baisse, l’automobiliste est une femme, tout sourire : « Ça fait toujours plaisir de recevoir une petite fleur ! Je trouve que c’est très important de défendre les droits des femmes et de marquer le coup à la journée des femmes ».

Des fleurs pour les femmes uniquement

Un travailleur arrive devant le centre des finances publiques. Pour lui, ce sera un tract, mais pas d’œillet : les hommes n’en reçoivent pas. La militante Sylvie l’explique sans s’émouvoir : « La parité n’existe pas pour toutes choses. On a très peu d’œillets, donc c’est privilège aux femmes, qui ont besoin d’aide, je trouve. »

Offrir des fleurs aux femmes, n’est-ce pas stéréotypé ? « De toute façon, il y a tellement de clichés dans notre société qu’on peut bien marcher dessus aujourd’hui et offrir aux femmes, d’une manière très privilégiée, des fleurs », tranche Sylvie. 

L’œillet, un symbole de liberté et de lutte

Des fleurs aux couleurs du parti, comme le précise Muriel. Car le choix de l’œillet rouge n’est pas un hasard : c’est pour elle le symbole de la liberté. La fleur rappelle la « Révolution des œillets », qui a renversé la dictature portugaise en 1974. Les révolutionnaires portaient un œillet à la boutonnière en signe de reconnaissance, donnant son nom au soulèvement qui a permis d’instaurer une démocratie au Portugal.

Une révolution contre une dictature, mais aussi révolution féministe et peut-être révolution communiste : tout un symbole, ce petit œillet du 8 mars. L’œillet incarne bien la lutte pour Vincent Bouget, le secrétaire de la section gardoise du PCF : « Distribuer des fleurs, c’est une action complètement politique. C’est la volonté de proposer sans cesse des choses qui permettront aux femmes de s’émanciper en tant qu’être humain, à l’égal des hommes. »