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Société

Des plaques dans les rues pour expliquer le passé négrier de Bordeaux

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Des plaques explicatives vont être installées à Bordeaux, dans les rues portant des noms de négriers. Pour cette Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage, la mairie a aussi dévoilé deux œuvres, dont une dans les jardins de l'Hôtel de Ville.

Les six négriers ont été identifiés grâce au travail des archives municipales.
Les six négriers ont été identifiés grâce au travail des archives municipales. © Radio France - Camille Huppenoire

Bordeaux, France

Ce lundi, Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage, la ville de Bordeaux a dévoilé six plaques de rues explicatives. Elles seront fixées dans les artères de la ville portant des noms de négriers. Ces derniers ont été identifiés grâce au travail des archives municipales, qui ont permis de prouver l'implication de six Bordelais dans le commerce et la vente d'êtres humains. Avec ces plaques, et la nouvelle sculpture inaugurée dans les jardins de l'Hôtel de Ville, Bordeaux poursuit son travail de mémoire sur son passé négrier, entamé il y a dix ans avec l'ouverture de salles sur l'esclavage et la traite négrière au Musée d'Aquitaine.

Rappeler que ce qui était banal pour certains à l'époque était un acte odieux - Nicolas Florian

Le maire de Bordeaux ne veut pas que le passé sombre de Bordeaux soit jeté aux oubliettes. Il veut l'expliquer, avec pédagogie et sans polémique. "Il ne s'agit pas de stigmatiser des patronymes ou des familles" déclare Nicolas Florian. Mais d'affirmer, par des plaques, la responsabilité de six Bordelais dans la traite négrière. 

Une sculpture mémorielle a aussi été inaugurée dans les jardins de l'Hôtel de Ville. - Radio France
Une sculpture mémorielle a aussi été inaugurée dans les jardins de l'Hôtel de Ville. © Radio France - Camille Huppenoire

Pour prouver cette responsabilité, les archives municipales ont mené une longue enquête, dont les résultats ont permis de nourrir les plaques explicatives. La place Mareilhac, la rue Gramont, le passage Feger, la rue Desse, le cours Journu-Auber et la rue David Gradis sont concernées. Elles portent le nom de marins, armateurs, négociants, qui ont participé directement ou indirectement à des expéditions de la traite négrière.

Il y a encore des blessures profondes, et raconter, c'est aussi réveiller ces blessures - Sandrine Plante-Rougeol

Une sculpture a aussi été dévoilée dans les jardins de l'hôtel de ville. Elle représente trois visages d'esclaves, les yeux bandés. L'auteur de l'oeuvre est l'artiste réunionnaise Sandrine Plante. Elle salue le travail de mémoire réalisé à Bordeaux, pas toujours simple à effectuer, souligne-t-elle. "C'est assez courageux (...) j'ai eu envie de travailler avec eux pour cette raison. Dans ma famille, c'était une honte d'être descendants d'esclaves, et travailler sur cette guérison fait que ma famille accepte que ce ne soit pas une honte."

Sandrine Plante-Rougeol : "Je trouve ça courageux"

La Ville de Bordeaux est membre fondateur de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage, qui a été reconnue d'utilité publique le 12 novembre 2019. D'autres actions seront menées en partenariat dans les prochaines années.

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