Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Des Poitevines traquent les pédocriminels sur Internet

-
Par , France Bleu Poitou

Un groupe de Poitevines s'est lancé dans la traque des pédocriminels sur les réseaux sociaux. D'autant qu'en cette période de confinement, les jeunes passent de plus en plus de temps sur internet.

Avec le confinement, nous sommes beaucoup à passer plus de temps sur nos téléphones et les réseaux sociaux.
Avec le confinement, nous sommes beaucoup à passer plus de temps sur nos téléphones et les réseaux sociaux. © Radio France - Laurent Watrin

Avec le confinement, adultes et enfants passent plus de temps sur Internet, et notamment sur les réseaux sociaux. Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat... Les outils pour échanger, discuter entre amis et poster des photos ne manquent pas. Mais pendant le confinement, les arnaques se multiplient sur internet, et les mineurs peuvent être la cible de messages ou photos à caractère sexuel. Un groupe de poitevines a décidé de mettre le temps qu'offre le confinement à contribution, et traquer ces pédocriminels.

Photos non consenties 

A l'origine du projet, une vidéo qui dénonce les compte "fisha", c'est-à-dire qui publient des photos nues de jeunes voire très jeunes filles, non consentantes. Pisca Bois, une Poitevine, décide alors de mettre la main à la pâte pour dénoncer ces comptes. Elle regroupe quelques amies, crée un groupe Facebook, et le projet est lancé. 

Le but : débusquer ces comptes et les "signaler" au réseau social sur lequel les photos sont publiées, grâce à un simple clic. Dès que l'une d'entre elles trouve un tel compte, elle l'envoie aux autres pour qu'elles aussi le signalent. Plus il y a de signalements, plus le compte a de chance d'être supprimé

En traquant ces comptes, on est tombé sur d'autres comptes qui eux affichaient des contenus clairement pédopornographiques.

Au fil des jours, le groupe s'est élargi, d'une demi-dizaine à plus de 20 membres, du Poitou et d'ailleurs.

Signalements à la justice 

Certaines de ces femmes vont même jusqu'à créer de faux comptes, notamment sur Facebook, en se faisant passer pour des mineures. "J'ai mis des photos de moi à 12-13 ans, puis j'ai rejoint des groupes Facebook pour ados... C'est là que ce genre d'individus se promène en général". Si un adulte envoie des messages ou des photos à caractère sexuel à celle qu'il croit être mineure, des captures d'écran sont prises et envoyées à la gendarmerie. "Il ne faut pas provoquer la personne, elle doit elle-même envoyer des messages ou photos pour que ce soit recevable par la justice. C'est très important de _travailler en lien étroit avec la loi_, pour que ce soit utile". 

Prisca Bois prévient sur la difficulté de faire une telle traque : "J'ai vu des choses très choquantes, on en a toutes vues. Donc c'est important de s'écouter et de faire des pauses de quelques jours aussi." La jeune femme souhaite créer une association pour former et informer sur la pédocriminalité en ligne. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess