Société

Des pompiers terrifortains en renfort dans le Sud l'été

Par Soline Demestre, France Bleu Belfort-Montbéliard mercredi 3 août 2016 à 6:00

Chaque été des pompiers terrifortains partent renforcer les départements touristiques du Sud de la France
Chaque été des pompiers terrifortains partent renforcer les départements touristiques du Sud de la France © Maxppp - .

Chaque été, pendant que certains Franc-Comtois migrent vers le sud pour profiter des vacances, d'autres suivent le même chemin mais pour travailler. Des pompiers qui partent en renfort sur les plages du Sud Est.

Sophie a 22 ans. Elle est pompier volontaire à Delle depuis 5 ans déjà et l'an dernier elle a décroché son brevet national de sauveteur aquatique, alors cet été, elle a pris la direction des plages de Martigues dans les Bouches-du-Rhône.

Joindre l'utile à l'agréable

Elle y fait surtout de la surveillance, de la prévention et de la "bobologie" : "Ici le travail est un peu différent. Dans le Territoire de Belfort par exemple on n'est pas trop habitués aux piqûres de méduses. Mais ce qui est différent surtout c'est le climat !" Sophie avoue que c'est aussi pour ça qu'elle a choisi d'aller travailler dans le Sud cet été, pour le soleil mais aussi pour l'ambiance. Elle travaille avec d'autres pompiers venus de toute la France. Ils sont logés sur place et Sophie apprécie : "C'est très intéressant d'avoir des collègues qui viennent de tous les départements, pour voir un peu comment ils travaillent. Et puis on est en mode "saison". La journée, on travaille et le soir, on fait nos petites soirées sur la plage. C'est sympa !"

Se lever avec vue sur la mer, ça change !

C'est aussi pour joindre l'utile à l'agréable que Mickael, 45 ans, pompier volontaire dans le Territoire de Belfort et agent municipal à Belfort, part l'été dans le Gard au Grau-du-Roi : "Quand vous vous levez le matin avec la vue sur la mer et des températures bien meilleures qu'ici, ça change !"

On est au taquet !

Mais pour Mickael ce ne sont pas non plus des vacances. Il part sur ses congés, un mois et demi en caserne loin de sa famille et il y a beaucoup de travail : "L'été la population du Grau-du-Roi est multipliée par vingt donc les risques d'accidents sont aussi multipliés. Il y a les accidents de baignade en mer, les accidents de bateau, de jetski et tous les risques urbains. On est au taquet !"

Pour Mickael aussi c'est l'occasion de travailler d'une manière différente : "Au Grau-du-Roi on travaille beaucoup avec des hélicoptères puisque l'hôpital le plus proche est à trois quarts d'heure de route. On n'a pas l'habitude de travailler comme ça dans le Territoire de Belfort. Les ESAV (bateaux spécialisés dans le sauvetage nautique) sont médicalisés par des pompiers médecins et des infirmières. On travaille très rarement avec le SAMU. Donc c'est très différent même si le résultat doit être le même."

J'ai sauvé le yacht d'un milliardaire saoudien

Mickael part l'été au Grau-du-Roi depuis 10 ans, alors il s'est fait de nombreux amis là-bas mais aussi des souvenirs. Il préfère oublier les plus mauvais pour garder les meilleurs ou les plus insolites comme ce bateau qui menaçait de sombrer cet été : "Le yacht d'un milliardaire saoudien ! On ne comprenait pas très bien ce qu'il nous disait mais il était content que son bateau n'ait pas coulé. Sauver un bateau comme ça, c'est quelque chose qu'on ne fera jamais ici !"

Mickael est rentré à Belfort et a repris son travail immédiatement. Sophie, elle, est toujours à Martigues et rentrera le 20 août avant de passer le concours de sous-officier de gendarmerie. Tous les deux savent déjà qu'ils repartiront dans le Sud l'été prochain.

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