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Des professeurs et des enseignants défilent à Reims contre les suppressions de poste

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Par , , France Bleu Champagne-Ardenne

À l'appel des syndicats de l'Éducation nationale, une centaine de professeurs et d'enseignants ont manifesté ce lundi matin contre les suppressions d'emplois dans le centre-ville de Reims.

Les enseignants et professeurs ont manifesté ce lundi dans les rues de Reims.
Les enseignants et professeurs ont manifesté ce lundi dans les rues de Reims. © Radio France - Aurélie Jacquand

C'est leur premier rassemblement sous l'ère Blanquer. Depuis l'arrivée du ministre de l'Éducation nationale, enseignants et professeurs s'étaient greffés aux manifestations de la fonction publique. Ce lundi, tous les syndicats de l'Éducation nationale appellent à la grève. Une centaine de personnes ont défilé dans le centre-ville de Reims. 

"C'est usant, c'est fatigant" - Mathias Carpentier, professeur d'EPS à Fismes dans la Marne.

Des classes surchargées et des postes supprimés

Dès mardi, le volet Éducation nationale du budget 2019 sera discuté à l'Assemblée nationale. Il prévoit la suppression de 2.650 postes dans les collèges et lycées publics ainsi que 550 postes en moins dans le privé et 400 dans l'administration

Le problème est récurrent pour Mathias Carpentier, professeur d'éducation physique et sportive à Fismes dans la Marne. Cela devient inquiétant pour lui : "Les suppressions de poste dans l'Académie, on connaît. On a des moyens qui disparaissent systématiquement alors qu'on aurait besoin de davantage pour les élèves. Il y a une quinzaine d'années, on avait un effectif de 25-26 élèves par classe. Maintenant on est à 29-30 élèves. C'est trop pour pouvoir s'occuper d'eux comme il le faudrait. C'est usant, c'est fatigant".

D'autres professeurs présents dans le cortège dénoncent un manque de cohérence. Alors que 1.800 postes devraient être créés dans le primaire, Nicolas, professeur de physique-chimie à Épernay, souhaite que le budget de l'Éducation nationale soit rehaussé : "On voit dans nos classes de plus en plus d'élèves et ça devient de plus en plus gênant. On ne met plus les moyens. Il y a eu des réformes dans le primaire mais on prend sur le secondaire. On ne met plus l'argent qu'il faut pour l'éducation de la jeunesse".

Place aux contractuels

Son collègue, Adrien, professeur de français à Épernay et Dormans manifeste contre le recours de plus en plus fréquent aux contractuels - des non-fonctionnaires embauchés en CDD : "La France ne s'en sortira que si elle utilise plus de fonctionnaires. On ne peut pas enseigner correctement avec 30 élèves par classe".

"On a des collègues dans un état de stress permanent" - Mickaël Adamkiewiecz, syndicat UNSA des administratifs de l'Éducation nationale

Les manifestants expliquent que la baisse des fonctionnaires dans les établissements scolaires a des conséquences sur le moral du personnel et sur la sécurité des élèves. 

Fin octobre, le mouvement #pasdevague dénonçait la violence au sein des lycées après le braquage d'une professeure à Créteil. "Mais les difficultés ne sont pas uniquement dans le second degrés, s'insurge Aline Geeraerts, responsable du syndicat Unsa enseignant dans la Marne. Supprimer des moyens humains alors qu'on sait très bien qu'il est important d'encadrer les élèves avec plus d'adultes dans les établissements, ce n'est pas cohérent".

Les manifestants dénoncent des conditions de travail dégradées par les suppressions de poste à répétition.
Les manifestants dénoncent des conditions de travail dégradées par les suppressions de poste à répétition. © Radio France - Aurélie Jacquand

Dans le cortège, le personnel administratif s'est aussi déplacé. Mickaël Adamkiewiecz, secrétaire de direction dans un CIO et représentant du syndicat UNSA des administratifs de l'Éducation nationale trouve que les conditions de travail se sont dégradées depuis quelques années.

"On doit faire les mêmes tâches avec moins de personnel. On nous explique qu'avec la dématérialisation, c'est plus simple alors que ça nous prend autant de temps. Au quotidien, c'est plus de pression, plus de stress. La plupart des agents prennent sur eux mais humainement, c'est insoutenable. Dans les visites d'établissements, la majorité des collègues sont dans des états de stress permanents. Les arrêts de travail sont très nombreux et durent souvent une semaine". 

Emmanuel Macron a promis 50.000 suppressions de postes dans la fonction publique d'État d'ici la fin de son quinquennat.

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