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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

"Dès qu'on dit quelque chose dans le sens de l'apaisement, on est catalogué pro-Macron" : Véronique, gilet jaune de Dax

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Par , France Bleu Gascogne

Le retrait de deux gilets jaunes des listes européennes lundi 28 janvier a déclenché la colère de cette Dacquoise. Véronique, gilet jaune de la première heure, ne se reconnaît plus dans les revendications du mouvement et dénonce de la part de certains un esprit fermé à la discussion et au débat.

Des gilets jaunes devant la permanence du député Lionel Causse en novembre 2018.
Des gilets jaunes devant la permanence du député Lionel Causse en novembre 2018. © Maxppp - Isabelle Louvier

Landes, France

Gilet jaune de la première heure, Véronique a poussé récemment un coup de gueule sur les réseaux sociaux pour dénoncer "une chasse aux sorcières" venant de certains de ses camarades. Tout est parti de l'annonce du retrait des listes européennes de deux gilets jaunes lundi 28 janvier, le directeur de campagne Hayk Shahinyan et le candidat Marc Doyer critiqués pour leur passé militant.

"Très très en colère, car si je comprends bien, aujourd'hui pour être gilet jaune il faut, afin d'éviter d'être menacé : ne jamais avoir voté, ne jamais avoir appartenu à un mouvement syndical ou parti politique, ne pas réfléchir, ne pas vouloir dialoguer calmement, ne pas appartenir à un groupe et ne surtout pas tenter de rassembler", a écrit Véronique sur une des pages Facebook des gilets jaunes de Dax.

Véronique, gilet jaune de Dax dans les Landes.

Autrefois conseillère municipale, cette Dacquoise n'est plus adhérente dans aucun parti aujourd'hui. Depuis quelques semaines, elle a délaissé les ronds-points parce qu'elle confie "ne plus se reconnaître dans les revendications". "C'est mon opinion mais je pense qu'elle est aussi partagée par certains, poursuit Véronique. Il y a beaucoup de monde qui a disparu des manifestations parce que nos revendications premières, comme le pouvoir d'achat, n'étaient plus mises en avant. Il n'apparaît plus qu'une seule chose : le référendum d'initiative citoyenne."

A un moment donné, il faut se mettre autour d'une table" - Véronique, gilet jaune de Dax.

Pour autant, Véronique continue d'apparaître dans certains cortèges de gilets jaunes, elle était également présente lors de la chaîne humaine organisée dimanche 27 janvier dans les Landes. "Je ne dis pas qu'il faut arrêter de manifester dans la rue, loin s'en faut, il faut continuer à peser, à se montrer. Mais il faut aussi à un moment donné se mettre autour d'une table, se responsabiliser en donnant des idées, en faisant des propositions. Dès qu'on dit quelque chose dans le sens de l'apaisement, on est catalogué pro-Macron", termine t-elle, consternée.