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Plus de 25.000 personnes rassemblées pour réclamer "justice pour Sarah Halimi"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Des milliers de personnes se sont rassemblées ce dimanche dans plusieurs villes de France pour contester l'absence de procès après le meurtre de Sarah Halimi. La Cour de cassation a confirmé la semaine dernière l'irresponsabilité pénale du meurtrier de cette sexagénaire juive tuée en 2017 à Paris.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sur la place du Trocadéro à Paris.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sur la place du Trocadéro à Paris. © AFP - GEOFFROY VAN DER HASSELT

Plusieurs "rassemblements de la colère" ont eu lieu ce dimanche à Paris, Bordeaux, Marseille, Strasbourg, Montpellier ou encore à Nice à l'appel de collectifs citoyens et de représentants de la communauté juive pour contester l'absence de procès après le meurtre de Sarah Halimi. Plus de 25.000 personnes étaient présentes selon les autorités.

Les manifestants s'opposent à la confirmation, le 14 avril dernier, par la Cour de cassation de l'irresponsabilité pénale du meurtrier de la sexagénaire juive tuée en 2017 à Paris. Elle a entériné le caractère antisémite du crime et a confirmé l'impossibilité de juger le meurtrier, compte tenu de l'abolition de son discernement lors des faits. Selon les sept experts psychiatriques qui l'ont examiné, Kobili Traoré, gros consommateur de cannabis, était en proie à une "bouffée délirante" lorsqu'il a tué sa voisine de 65 ans, Lucie Attal, aussi appelée Sarah Halimi. L'homme est hospitalisé en psychiatrie depuis ce crime.

Incompréhension dans la communauté juive

Depuis, une grande incompréhension règne au sein d'une partie de la communauté juive. "Un procès c'est donner aux familles la possibilité de mieux comprendre comment les choses se sont passées", explique par exemple Maurice Dahan, Président du consistoire israélite du Bas-Rhin au micro de France Bleu Alsace. Environ un millier de personnes se sont rassemblées cet après-midi à Strasbourg en mémoire de Sarah Halimi.

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Plusieurs milliers de personnes se sont réunies sur la place du Trocadéro à Paris. "La clameur est montée et l'espoir est revenu. L'espoir, c'est vous ici", a lancé à la tribune le frère de Sarah Halimi), William Attal. Plusieurs personnalités politiques étaient présentes, notamment Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale. Par ailleurs, des personnalités dont Yvan Attal, Pascal Légitimus ou encore Cyril Hanouna ont témoigné de leur "solidarité" envers la famille Halimi et ont appelé à "changer la loi" via des messages diffusés sur un écran géant, indique l'AFP. Par ailleurs, la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo a annoncé sur BFMTV qu'une rue de la capitale porterait le nom de Sarah Halimi.

Plus d'un millier de manifestants étaient aussi présents dans le rassemblement organisé à Marseille. Plusieurs élus locaux étaient en tête de cortège, comme Renaud Muselier, le président de la Région Sud, ou encore Martine Vassal, la présidente de la Métropole d'Aix-Marseille et du département des Bouches-du-Rhône.

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Un rassemblement a également eu lieu à Montpellier et à Nice, avec plusieurs centaines de personnes. A Bordeaux, il y a eu jusqu'à 300 personnes devant le tribunal pour demander justice, a constaté France Bleu Gironde.

Rassemblement pour Sarah Halimi, le 25 avril 2021 à Bordeaux.
Rassemblement pour Sarah Halimi, le 25 avril 2021 à Bordeaux. © Radio France - Margot Turgy

Un projet de loi présenté fin mai

Cette affaire a déclenché un vif débat sur la responsabilité pénale des personnes atteintes de troubles psychiatriques sur fond de consommation de drogues. Le président Emmanuel Macron a réclamé "un changement de la loi". Ce dimanche, le garde des Sceau,x Eric Dupond-Moretti, a annoncé la présentation "fin mai" en Conseil des ministres d'un projet de loi visant à "combler" un "vide juridique apparu dans l'affaire".

Par ailleurs, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) s'est insurgé dimanche contre "la mise en cause" de la justice dans deux affaires "douloureuses", en référence au dossier Sarah Halimi mais aussi au verdict au procès de Viry-Châtillon. "L'institution judiciaire doit pouvoir continuer de juger, à l'abri des pressions, en toute indépendance et en toute impartialité", écrit l'organe dans un communiqué, en appelant "à la mesure". "En ce qui concerne l'arrêt de la Cour de cassation dans l'affaire Halimi, il convient de rappeler que le juge a pour mission d'appliquer la loi et se doit, en matière pénale, de l'interpréter strictement", rappelle le CSM. "Il ne peut la créer ou la modifier. Il s'agit là d'un principe fondamental pour préserver les équilibres démocratiques", insiste l'organe constitutionnel, garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire.

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