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Des risques de coupures d'électricité "très courtes" en cas de vague de froid cet hiver selon Barbara Pompili

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Barbara Pompili la ministre de la Transition écologique a prévenu ce jeudi que des mini-coupures d'électricité pourraient être envisagées cet hiver en cas de grosse vague de froid en France afin d'assurer l'équilibre du réseau électrique, mais qu'aucune panne généralisée n'aurait lieu.

Le gestionnaire du réseau RTE a fait part de sa vigilance pour cet hiver.
Le gestionnaire du réseau RTE a fait part de sa vigilance pour cet hiver. © Maxppp - Jean-Marc LOOS

La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a averti ce jeudi sur BFMTV que des "coupures très courtes" d'électricité pouvaient être envisagées cet hiver en cas de "grosses vagues de froid" pour assurer l'équilibre du réseau électrique.Mais elle assure qu'il n'y aura pas de panne généralisée, de "blackout". A cause de la crise sanitaire, la maintenance des centrales a été bouleversée, ce qui risque d’entraîner des difficultés d'approvisionnement. 

Des coupures dans l'industrie d'abord envisagées

"Si on a des moments de grosses vagues de froid , il va falloir faire de la régulation. Faire de la régulation, ça veut dire travailler avec les industries pour qu'elles puissent arrêter leur production à certains moments (...) Ça c'est des contrats qu'on a avec des entreprises, avec des gros producteurs", a affirmé Barbara Pompili. "A l'extrême, on peut envisager des coupures très courtes", a-t-elle ajouté, assurant qu'"il n'y aura pas de blackout".

La maintenance des centrales bouleversée

En cause notamment : la pandémie de Covid-19 qui a bousculé le planning de maintenance des réacteurs nucléaires au printemps. Certaines opérations n'ont pas pu se tenir. "D'habitude en été ou printemps on arrête les centrales nucléaires pour l'entretien, pour remettre du combustible, toutes ces choses-là qu'on n'a pas pu faire correctement pendant le confinement", a expliqué la ministre. "Aujourd'hui, on a un problème avec cela et comme on a 70% de notre électricité qui est liée au nucléaire, quand on a un problème sur le nucléaire, derrière il faut gérer", a-t-elle poursuivi.

"On a géré, on a travaillé avec EDF pour replanifier les arrêts des centrales pour pouvoir s'adapter à la demande, mais aujourd'hui s'il y a un degré de baisse d'électricité, c'est l'équivalent de la production de deux réacteurs nucléaires", a estimé Barbara Pompili.

Un mois de février "difficile" selon le gestionnaire RTE

L'approvisionnement électrique de la France cet hiver doit toujours faire l'objet d'une "vigilance particulière", a réaffirmé ce jeudi le gestionnaire du réseau à haute tension RTE, après un nouveau point presse. La situation est celle d'un "mois de décembre plus serein que prévu, un mois de janvier normalement tendu en cette période statistiquement la plus froide de l'année, et enfin un mois de février difficile", a détaillé le président de RTE, Xavier Piechaczyk, lors d'une conférence de presse.

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