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Société DOSSIER : Séisme et tsunami en Indonésie

L'Indonésie refuse l'aide de secouristes de Drôme Ardèche et leur demande de rentrer chez eux

dimanche 7 octobre 2018 à 13:05 Par Suzanne Shojaei et Damien Triomphe, France Bleu Drôme Ardèche

Trois membres de l'association Aides Actions Internationales Pompiers (AAIP) de Drôme Ardèche n'ont jamais réussi à atteindre les lieux du séisme, en Indonésie. Ils sont arrivés jeudi 4 octobre, et doivent faire demi-tour. Les autorités les forcent à quitter le pays.

L'ONG a l'habitude de partir en opération après un tremblement de terre ou un séisme.
L'ONG a l'habitude de partir en opération après un tremblement de terre ou un séisme. © Radio France - Victor Vasseur

Guilherand-Granges, France

C'est l'incompréhension totale pour les trois secouristes dromardéchois. Ces sauveteurs de l'association Aides Actions Internationales Pompiers (AAIP), un docteur de Guilherand-Granges et deux infirmières, sont partis porter secours à la population de Palu, en Indonésie, après le tsunami du 28 septembre.

Ils sont arrivés jeudi en Asie du Sud-Est, mais les autorités ne les ont jamais laissés arriver jusque sur les lieux du drame, qui a tué au moins 1763 personnes. Au moins 5.000 sont toujours portées disparues. Et le gouvernement indonésien avait pourtant demandé une aide internationale.

Désormais, le gouvernement demande aux secouristes drômardéchois de rentrer chez eux. Le docteur Pierre Fouillant, de l'association, raconte : "C'est le responsable des secours, l'équivalent de la Sécurité civile en France, qui nous a annoncé de façon claire, nette et précise, que nous n'avions plus à rester sur place et qu'il nous conseillait fortement de rentrer."

"Ça nous fait mal au cœur de voir cette mission avortée." - Le docteur Pierre Fouillant

"La première perte, c'est celle du moral des troupes, reconnaît le docteur. Nous étions prêts à nous engager à fond pour aider les gens. Sans compter les moyens personnels que nous avons investis et les dons, ce qui revient à environ 15.000 euros."

Sur place, près de 200.000 personnes ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence. "Nous avons même proposé de laisser notre matériel médical avant de partir, mais ça a été refusé, s'indigne Pierre Fouillant. Ça nous laisse pantois !"

"On comprend mal, c'est incroyable !"

Selon le docteur, d'autres associations et ONG seraient concernées. "Une ONG allemande, qui avait réussi à atteindre Palu, a vu débarquer des militaires à six heures le matin pour leur demander de rentrer dans les douze heures." Aucune raison officielle ne leur a été présentée non plus. Le Ministère des Affaires étrangères n'apporte aucune réponse de son côté, en disant ne pas avoir d'éléments.

Le 28 septembre, deux sites de Palu, localité de l'île indonésienne des Célèbes, sont durement touchés par un puissant séisme suivi d'un tsunami.