Société

Des soldats français soupçonnés d'abus sexuels sur des enfants en Centrafrique

Par Julie Guesdon, France Bleu mercredi 29 avril 2015 à 17:37 Mis à jour le mercredi 29 avril 2015 à 17:59

Les troupes de l'armée française stationnent en Centrafrique pour y rétablir la paix aux côtés de l'ONU
Les troupes de l'armée française stationnent en Centrafrique pour y rétablir la paix aux côtés de l'ONU © MaxPPP

Le quotidien britannique The Guardian a révélé ce mercredi des soupçons d'abus sexuels sur des enfants perpétrés par des soldats de l'armée française en Centrafrique. Un rapport d'enquête a été transmis aux autorités françaises par un cadre de l'Organisation des Nations unies.

L'Organisation des Nations unies a suspendu un de ses cadres la semaine dernière, après que ce dernier a communiqué aux autorités françaises une note interne accusant plusieurs soldats français d'abus sexuels sur des enfants en Centrafrique, selon le Guardian, qui révèle l'affaire ce mercredi

Des abus sexuels contre de l'argent ou de la nourriture

Sur ce document, dont le quotidien britannique affirme avoir pris connaissance, figurent les conclusions d'une enquête menée dans un centre pour déplacés à proximité de l'aéroport M'Poko de Bangui après des rumeurs d'abus sexuels sur enfants de la part de certains soldats de l'armée française.

Selon les témoignages recueillis, de jeunes garçons, dont l'un d'entre eux n'est âgé que de 9 ans, affirment avoir été violés et abusés en échange de nourriture ou d'argent par des soldats, entre décembre 2013 et juin 2014, période durant laquelle l'armée française était déployée dans le pays dans le cadre d'une mission de maintien de la paix.

Le suédois Anders Kompass, directeur des opérations au Haut-commissariat de l'ONU, a transmis le rapport aux enquêteurs français parce qu'il estimait que l'ONU tardait à réagir. L'enquête a été confiée au Bureau des services de contrôle interne des Nations unies.

De son côté, le Parquet de Paris a annoncé qu'une enquête, ouverte le 31 juillet 2014, est toujours en cours. Cette enquête faisait suite à un rapport dont la justice française avait eu connaissance en juillet dernier.