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Société

Des taxis en Dordogne pour emmener les victimes de violences conjugales

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Périgord

Dix jours après la conclusion du Grenelle des violences conjugales, le préfet a signé une convention avec le syndicat des taxis de la Dordogne, pour que les gendarmes et les policiers puissent appeler un taxi à tout moment, pour emmener la victime à l'hôpital ou dans un hébergement.

Les taxis pourront être appelés 7 jours/7 et 24 heures/24
Les taxis pourront être appelés 7 jours/7 et 24 heures/24 © Radio France - Aurélien Accart

Dordogne, France

Le Préfet de Dordogne a profité du bilan des violences conjugales en Dordogne, ce jeudi 4 décembre, pour signer une convention avec le syndicat des taxis de la Dordogne.  Les taxis périgourdins s'engagent à être disponibles 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, pour emmener les victimes vers l'hôpital, un foyer d'urgence, un hôtel ou leur famille. Le syndicat des taxis a découpé la Dordogne en onze zones, pour être certain de mobiliser l'un des 145 artisans-taxi du département en moins de vingt minutes, à la demande des policiers ou des gendarmes.

Une aide précieuse pour les gendarmes 

Pour le patron des gendarmes de Dordogne, le Lieutenant-Colonel Louis Pauty, cette possibilité d'appeler un taxi sera très utile surtout la nuit (56% des interventions pour violences conjugales ont lieu la nuit) : "C'est toujours un moment particulier, il y a de la tension quand on intervient dans un cadre familial, avec une personne qui vient de subir des violences et un auteur apparent. Les gendarmes doivent se séparer pour prendre en charge la garde à vue de l'auteur et l'audition de la victime, et pouvoir disposer d'un taxi pour emmener la victime nous permet de nous concentrer sur l'essentiel, c'est à dire le traitement  de l'auteur pour le présenter à la Justice." C'est l'état qui paiera la course de taxi, mais la dépense est peu importante en comparaison du coût des hébergements d'urgence (une soixantaine de places sont disponibles en Dordogne) et de la veille téléphonique au 115 ou au 39.19. 

Le Lieutenant-Colonel Louis Pauty, patron des gendarmes de Dordogne

Un cinquième des plaintes sont déposées par des hommes

En Dordogne, les policiers, gendarmes et procureurs ont dénombré 604 procédures pour violences conjugales depuis le début de l'année 2019 ; c'est  6 à 7% de plus que pendant les 11 premiers mois de 2018. Les victimes de ces violentes intra-familiales sont majoritairement des femmes (485 cas, soit 80,3%) mais il y a aussi des hommes (119 cas, soit 19,7%).

Six téléphones "grave danger" en Dordogne

C'est le Service d'accompagnement des familles en difficulté (le SAFED) qui gère les appels d'urgence au 115, au 3619, et même les téléphones "graves danger" : les procureurs de Périgueux et Bergerac disposent de six de ces téléphones géolocalisés, qui permettent à une victime d'appeler les secours, quand la Justice a interdit à son conjoint de l'approcher, avant ou après sa condamnation. 

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