Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Des vétérans des essais nucléaires demandent à être reconnus comme victimes

-
Par France Bleu Gironde

La Cour administrative d'appel de Bordeaux examine ce mardi matin le cas de huit personnes, qui ont participé aux essais nucléaires français dans le sud du Sahara Algérien, ou en Polynésie Française, entre 1960 et 1996. Ces vétérans souffrent de pathologies directement liés selon eux à leur exposition à la radioactivité, et demandent la reconnaissance de leur statut de victimes.

Dans le sud du Sahara Algérien, dans les années 60
Dans le sud du Sahara Algérien, dans les années 60 - maxppp

L'AVEN, l'association des Vétérans des essais nucléaires créée en 2001 à Lyon, poursuit son combat. La Cour administrative d'appel de Bordeaux examine ce mardi matin le cas de huit de ces vétérans. Tous ont été exposés, en tant que civils ou militaires, aux essais nucléaires effectués par la France entre 1960 et 1996, d'abord dans le Sud du Sahara Algérien, puis en Polynésie Française. Tous souffrent depuis, de pathologies plus ou moins graves, pour certains de cancers, directement liés, disent-ils, aux irradiations dont ils ont été victimes.

En première instance, les huit plaignants ont obtenu devant le tribunal administratif la reconnaissance de leur statut de victime. Or, le ministère de la Défense a fait appel de cette décision.

La loi Morin du 5 janvier 2010 (du nom d'Hervé Morin, alors ministre de la Défense), pose trois conditions à la reconnaissance du statut de victime. Pour ces vétérans, ou pour leurs familles - car certains sont décédés depuis - cette reconnaissance est primordiale, car elle donne droit à des indemnisations de l'Etat pour le préjudice subi.

"Il y a eu une volonté politique, car sinon, nous n'aurions pas eu la loi Morin. Cela a représenté un pas dantesque. Il ne faut pas oublier que pendant très longtemps, il y avait un déni total de la France, qui parlait d'essais propres. Aujourd'hui la posture est différente : on reconnaît les conséquences sanitaires des essais nucléaires, mais on essaie de les minimiser". — Marie-Josée Floc'h, présidente de l'AVEN-Gironde.

Selon l'association, le blocage est plutôt d'ordre financier.

"Le nerf de la guerre, c'est l'argent. Le ministère de la Défense a débloqué une enveloppe de 10 millions d'euros, renouvelée chaque année. Et s'il y a très peu de victimes reconnues, honnêtement, je pense que c'est par souci d'économies".

D'après l'Association des victimes des essais nucléaires, 150.000 personnes - civils ou militaires - auraient été exposées aux essais nucléaires français. Or, seulement 900 d'entre elles ont effectué une demande d'indemnisation.

"Le Ministère de la Défense veut faire des économies"

Choix de la station

À venir dansDanssecondess