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Des victimes de violences sexuelles témoignent en vidéo grâce au collectif féministe Soeurcières Caen

Au début du confinement, le collectif féministe Soeurcières Caen a lancé une chaîne YouTube pour y diffuser les témoignages des victimes de viol et de violences sexuelles. À défaut de pouvoir mener des actions de sensibilisation en ville, les membres du collectif voulaient libérer la parole.

La première action du collectif "Soeurcières Caen" dans le centre-ville caennais.
La première action du collectif "Soeurcières Caen" dans le centre-ville caennais. © Radio France - Marcellin Robine

Elle a été l'une des premières victimes de violences sexuelles à témoigner à visage découvert lors de l'ouverture de la chaîne YouTube. Anna Grillot, 18 ans, habite à Bayeux. La jeune femme s'est exprimée publiquement pour la première fois, le 28 mars dernier, sur les viols dont elle a été victime à 14 ans.

"J'ai parlé des viols et des agressions sexuelles que j'ai subi par mon petit copain quand j'avais 14 ans. Normalement, je devais participer à la prochaine action des Soeurcières dans le centre-ville, mais ça a été annulé avec le confinement. Je me sentais frustrée, j'avais besoin d'en parler. Alors quand j'ai vu la chaîne YouTube, j'ai sauté sur l'occasion", explique Anna. 

La jeune femme se sent maintenant soulagée et soutenue. "Sur le moment, je me sentais soulagée, mais j'avais aussi très peur des réactions des gens. Ça a été dur de se replonger dans tout ça, mais je me suis sentie libérée, j'ai reçu une vague d'amour et de soutien", confie-t-elle.

Après leur action "Tu étais habillée comment ?", le collectif féministe Soeurcières Caen avait prévu une nouvelle action de sensibilisation au mois de mars, "Je te crois", pour permettre aux victimes de témoigner directement. Cependant, avec la mise en place du confinement en France, cela a dû être reporté. L'idée de créer une chaîne YouTube pour libérer la parole est alors apparue au début du confinement. Plus de 20 témoignages ont déjà été recueillis. 

Le corps de la femme n'appartient qu'à la femme. Si c'est non, c'est non.

"C'est un peu terrifiant de recevoir autant de témoignages. Mais en même temps, je trouve que c'est bien car les victimes ont besoin de savoir qu'elles ne sont pas seules", souligne Anna Tuccio, membre du collectif. "Ça libère la parole et ça forme une communauté soudée entre victimes. Il faut qu'on les croie ces femmes et ces hommes ! C'est vraiment là-dessus qu'on veut insister", poursuit-elle.

Le but de ces vidéos est également de remettre en cause certaines idées reçues. "On a beaucoup de témoignages sur des viols conjugaux. C'est encore quelque chose de compliqué, les gens se disent : c'est ton copain, ce n'est pas un viol. Mais en fait, le corps de la femme n'appartient qu'à la femme. Si c'est non, c'est non", conclut Anna Tuccio. 

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