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Deuil d'un enfant : gouvernement et députés de la majorité s'opposent à l'allongement du congé

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Par , France Bleu

La polémique enfle depuis. Les députés de la majorité ont rejeté un amendement de l'opposition qui proposait d'allonger de 5 à 12 jours le congé légal accordé pour le décès d'un enfant mineur. Une décision qui suscite l'incompréhension.

Pas d'allongement mais la possibilité de recevoir des RTT de collègues
Pas d'allongement mais la possibilité de recevoir des RTT de collègues © AFP - Riccardo Milani

Rallonger le congé pour deuil d'un salarié suite à la mort d'un enfant, c'est non pour le gouvernement et la majorité. Les députés LREM ont rejeté hier un amendement de Guy Bricout, député du Nord (UDI-Agir), qui proposait de faire passer de 5 à 12 jours le congé légal donné à un salarié pour faire le deuil de son enfant mineur.

Une durée insuffisante aujourd'hui

5 jours, c'est "cruellement insuffisant" pour "reprendre pied suite à la mort de son enfant", expliquait Guy Bricout pour défendre son texte devant les députés. Le délai actuel permet généralement de régler les formalités administratives et les obsèques, mais rarement plus. A deux reprises, il a donc tenté de déposer sa proposition, en Commission des affaires sociales et dans l'Hémicycle. Un allongement comme d’autres pays l’ont déjà fait, l'Angleterre (15 jours) ou la Suède (10 jours).

Un allongement financé par les entreprises

Sur un tel sujet, beaucoup s'attendaient à un consensus trans-partisan. Mais dès son passage en Commission la semaine dernière, la Majorité a montré son opposition car le texte propose que les entreprises financent cet acte de solidarité. Pour Guy Bricout, les entreprises seraient pourtant en mesure de supporter ce poids puisque seulement 4500 enfants de moins de 18 ans meurent tous les ans.

Colère de l'opposition

Mais à l'Assemblée, le texte est finalement retoqué d'extrême justesse par 40 voix contre 38, ce qui a provoqué la colère des oppositions, Insoumis, UDI, LR. Lors des prises de parole, les députés ont fait part de leur indignation. Brigitte Kuster, députée LR de Paris, a fait part de sa "honte" et de son "incompréhension", reprochant à la majorité d'être "incapable d'écouter l'opposition quand à un moment on essaye de mettre sur la table du concret qui touche la vie de tous les Français"

Le don de RTT adopté

D'autres ont expliqué que les députés LREM auraient pu proposer que l'Etat se substitue aux entreprises, de faire fonctionner la solidarité nationale, en vain. A la place, la députée du Var, Sereine Mauborgne (LREM) a proposé un autre amendement qui a fini par être adopté permettant le don de jours de RTT à des collègues en cas de décès d'enfant. 

Pour le député Insoumis de Picardie, François Ruffin, "on peut faire ça aussi, mais je ne vois pas pourquoi l'un remplacerait l'autre." Les députés du groupe UDI-Agir et Indépendants de rappeler également que dans beaucoup d'entreprises, il n'y a pas de RTT.

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