Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Deux ans après la mort du Puydômois Olivier Vernadal au Bataclan, sa famille se reconstruit

dimanche 12 novembre 2017 à 18:09 Par Lauriane Havard, France Bleu Pays d'Auvergne

Il y a deux ans, Olivier Vernadal, originaire de Ceyrat dans le Puy-de-Dôme, a été tué alors qu'il assistait au concert du groupe Eagles of Death Metal au Bataclan à Paris. Aujourd'hui sa famille veut avancer et attend des réponses.

La famille d'Olivier Vernadal, unie, veut aller de l'avant (Thomas Vernadal, Lilian, Muriel, Yaelle et Quentin)
La famille d'Olivier Vernadal, unie, veut aller de l'avant (Thomas Vernadal, Lilian, Muriel, Yaelle et Quentin) © Radio France - Lauriane Havard

Puy-de-Dôme, France

C'est la première fois que Thomas Vernadal, le frère d'Olivier, décide de témoigner. Il fallait au moins deux ans pour que lui et sa famille libèrent leur parole et expliquent aujourd'hui comment ils tentent de reprendre goût à la vie.

Un voyage à Paris pour réaliser et comprendre

Tout le monde a été très touché par la mort d'Olivier Vernadal. Son filleul, Lilian, âgé de 6 ans a demandé à ses parents de monter à Paris pour voir et visiter le Bataclan. "Avant, je ne comprenais pas où était tonton dans la salle, après j'ai vu, j'ai posé des questions aux vigiles et ça m'a fait beaucoup de bien" raconte le jeune garçon. A ses côtés, sa mère, Muriel, la belle-sœur d'Olivier, a du mal à entendre son petit bonhomme parler d'un événement aussi dur : "Ce n'est qu'un enfant et il ne devrait pas endurer tout ça à son âge".

Néanmoins, ce voyage à Paris a "permis de fixer les choses" explique Thomas, le frère d'Olivier. "Cela nous a aidé à réaliser à nous aussi".

  • J'ai encore des peurs dans les lieux publics, je ne peux pas aller dans des endroits confinés, la première chose qu'on fait c'est regarder les issues de secours, voilà c'est toujours là - Muriel Vernadal, la belle-sœur d'Olivier

Depuis l'attaque du Bataclan, le frère d'Olivier, sa femme et leurs trois enfants sont suivis par des psychiatres (à l'exception de la petite dernière). "J'ai arrêté depuis presque un an" raconte Thomas, "mon psy m'a dit que j'avais bien avancé [...] même si en ce moment c'est dur".

Sa femme Muriel, en revanche, ressent encore le besoin d'avoir un suivi psychologique. "Depuis 6 mois ça va mieux mais j'ai encore des peurs dans les lieux publics, je regarde systématiquement les issues de secours". Malgré la blessure, qui sera là à vie, ils veulent de tout cœur avancer. "On le fait surtout pour nos enfants".

En attente de réponses

Deux après l'attentat au Bataclan, la famille d'Olivier Vernadal et bien d'autres veulent connaître les circonstances exactes de l'attaque. "On ne sait pas où il était exactement dans la salle [...] si il est mort à cause d'une balle ou d'une explosion, si il a souffert... ça nous aiderait à avancer" explique Muriel.

La famille d'Olivier s'est constituée partie civile dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris. Leur avocat, Me Gilles-Jean Portejoie est conscient que cette attente est une réelle souffrance pour les familles. "J'espère sincèrement et je suis convaincu que le procès nous apportera les réponses à toutes ces questions".