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Société

Deux autres épaves découvertes pendant la campagne de recherches de La Minerve au large de Toulon

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

La campagne de recherches du sous-marin La Minerve, achevée le 24 juillet, a permis de localiser deux autres épaves de navires situées à plus de 2.000 mètres de fond, à une quarantaine de kilomètres au sud de Toulon.

Deux autres épaves ont été localisées en marge des recherches de la Minerve
Deux autres épaves ont été localisées en marge des recherches de la Minerve - Ocean infinity

Toulon, France

Deux autres épaves ont été retrouvées lors des recherches menées du 17 au 24 juillet pour tenter de retrouver La Minerve, ce sous-marin disparu il y a 51 ans au large de Toulon avec 52 marins à bord. Les recherches entreprises par la Marine nationale ont en effet permis, certes de retrouver l'épave du sous-marin La Minerve, mais elles ont aussi mis au jour la présence de deux autres bateaux à une quarantaine de kilomètres au sud de Toulon. L'équipe du SHOM, le service hydrographique et océanographique de la Marine, avait identifié trois points d'intérêt, c'est à dire des formes aux mêmes dimensions potentiellement que le sous-marin recherché. Des épaves situées dans les 895 kilomètres carrés cartographiés pour ces recherches. 

Après la localisation de ces trois points d'intérêts, la société américaine Ocean infinity a donc envoyé un ROV, un petit robot sous-marin capable de prendre des images, visibles en temps réel sur le Seabed constructor par les équipes du SHOM. "On est sur du temps réel dans une pièce exiguë et sombre. Et les seules lumières qui apparaissent sont les lumières des écrans. Donc on a vraiment l'impression d'être aux commandes du robot, derrière le pilote, quasiment par 2.400 mètres de fond" relate l'ingénieur principal Julien Simon, en charge des opérations de recherches de la Minerve pour le SHOM à bord du Seabed Constructor. "On met plus d'une heure à descendre sur le fond. Après, on progresse aux sonars pour essayer d'apercevoir les débris qu'on a identifiés depuis la surface. Tout ça se fait vraiment dans un silence très particulier".

Deux autres bateaux retrouvés

Le ROV arpente donc le fond tout doucement jusqu'à localiser la première épave. Rapidement, les spécialistes du SHOM savent qu'il ne s'agit pas de La Minerve. Ils identifient un autre sous-marin, de type Narval. Or la Marine a procédé à des essais dans les années 2000. Ce sous-marin en fin de vie qui était en surface a donc été coulé volontairement dans le cadre d'un exercice, mais sa position n'était pas connue précisément. Il repose désormais par 2.000 mètres de fond, entier, avec la brèche correspondant au point d'impact de la torpille qui l'a percuté. 

Quelques heures plus tard, un deuxième point d'intérêt est vérifié. Même protocole, et toujours pas de Minerve, mais un bateau de transport en acier en un seul morceau. Son pont en bois en revanche est enfoncé. 

Un profond respect

Finalement, la troisième et dernière vérification est la bonne, vers 18h le 22 juillet : La Minerve git en trois parties par 2.370 mètres de fond sous les yeux des spécialistes du SHOM, à bord du Seabed Constructor. Très vite, le SHOM sait qu'il s'agit de La Minerve. 

"En progressant vers La Minerve ou à travers le champs de débris, c'est particulier de se dire qu'il y a 52 marins qui sont morts il y a plus de 50 ans et que l'on est au dessus du sanctuaire. On lit une certaine satisfaction dans le regard des gens, mais vraiment un recueillement, beaucoup de respect. Pas d'effusion, pas d'explosion de joie, pas un mot plus haut que l'autre. On s'est serré la main à la fin de la plongée. Il y avait un profond respect pour les marins disparus ce jour là", conclut l'ingénieur principal Julien Simon.