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Société

Deux Bordelaises cherchent un local pour accueillir les femmes SDF

dimanche 22 juillet 2018 à 20:28 Par Lauriane Delanoë, France Bleu Gironde

Cathy Médar et Berthille Moreau-Printemps, deux Bordelaises engagées, veulent ouvrir un accueil de jour pour les femmes sans domicile fixe. Elles ont lancé une collecte de fonds sur Internet et cherchent maintenant un local adapté.

Cathy Médar et Berthille Moreau-Printemps ont récolté plus de 4000 euros de dons sur internet.
Cathy Médar et Berthille Moreau-Printemps ont récolté plus de 4000 euros de dons sur internet. © Radio France - Lauriane Delanoë

Bordeaux, France

Deux Bordelaises travaillent depuis le mois de février sur un projet associatif : Toutes à l'abri, un accueil de jour pour les femmes sans domicile fixe. Après avoir rencontré ces femmes dans les rues de Bordeaux et collecté 4165 euros de dons sur internet, elles cherchent désormais un local.

Cathy Médar, 33 ans, et Berthille Moreau-Printemps, 23 ans, souhaitent offrir un refuge aux femmes sans abri, de plus en plus nombreuses dans les rues de France et particulièrement exposées aux violences. "L'une d'elle nous a expliqué que c’est dangereux d’être à la rue, qu’on soit une femme ou un homme, indique Cathy Médar. Mais en tant que femme, elle se sent comme un sac plastique qu'on ramasserait, dont on ferait ce qu'on veut et qu'on jetterait à la poubelle quand on n'en a plus besoin." Les femmes qui vivent à la rue sont en effet victimes de nombreuses agressions physiques et sexuelles et de viols, comme elles le racontent dans une vidéo de l'association.

Une douche, une cuisine, de la sécurité

Pour redonner de la dignité à ces femmes sans abri, les deux fondatrices de Toutes à l'Abri ont imaginé un lieu où elles seraient en sécurité et pourraient se reposer, en journée. Les deux amies ont rencontré ces femmes dans les rues de Bordeaux ces derniers mois. Elles ont ainsi affiné leur projet en fonction des besoins de ces SDF. “Dans ce foyer, elles n’auront pas à subir la pression du sexe. Elles ne devront pas partager les douches avec une quarantaine d’hommes, par exemple”, souligne Berthille Moreau-Printemps. Les femmes accueillies n’auront plus non plus à se cacher pour fuir les passants abusifs.

"Elles auront accès à une cuisine en accès libre, un lave-linge, une douche qu'elles pourront utiliser le temps qu'elles veulent, poursuit la Bordelaise de 23 ans. 

Nous leur fournirons les denrées alimentaires, les serviettes hygiéniques, l'accès à la douche. A elles ensuite de cuisiner, de lancer leur machine, d'être actrices". Cathy Médar, cofondatrice de Toutes à l'abri

La recherche d’un local

Ce projet fédère : grâce à une collecte de dons sur internet, les deux Bordelaises ont récolté 4165 euros. Elles reçoivent aussi des propositions de bénévolat. Une psychologue sociale propose ainsi d'animer des groupes de parole, une danseuse pourrait donner des cours dans le foyer et une ostéopathe souhaite également travailler avec l'association.

Mais aujourd'hui, Berthille Moreau-Printemps et Cathy Médar buttent sur l'essentiel : elles n'ont pas de local à Bordeaux. "Nous sommes en discussion avec les autres associations, pour voir si on peut monter un partenariat, avance Berthille Moreau-Printemps. Nous avons eu un rendez-vous avec l'adjointe au maire de Bordeaux en charge de la cohésion sociale et territoriale. Nous scrutons aussi les appels d'offre du Département, qui pourrait nous prêter un local." Leur objectif est de trouver au plus vite.

Nous sommes encore très dépendantes des institutions" - Berthille Moreau-Printemps, cofondatrice de Toutes à l'abri