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Société

Deux chevaux parmi les « employés municipaux » à Hennebont

dimanche 15 juillet 2018 à 7:34 Par Marion Bothorel, France Bleu Breizh Izel

Social, écologique, sympathique… Les adjectifs ne manquent pas pour qualifier l’attelage composé de Dispar et de Circus, les deux chevaux de trait bretons employés par la mairie d’Hennebont.

Derniers réglages pour Dispar, 5 ans
Derniers réglages pour Dispar, 5 ans © Radio France - Marion Bothorel

Hennebont, France

Deux frères et deux profils différents : âgé de 5 ans, le grand frère, c’est Dispar – « incomparable » ou « sans pareil » en breton. Expert en débardage, c’est lui qui doit « guider son frère ». 

Car Circus, 4 ans, avait moins l’habitude de travailler, plutôt de se prélasser dans un pré. Une petite remise en forme a donc été nécessaire. 

Il n’avait pas loin de 150 kilos à perdre avant sa prise de fonction. Lundi, c’est sa première navette en ville et la balance affiche seulement 30 kilos de moins.

Circus dans son box avec Yvan,  son "groom" - Radio France
Circus dans son box avec Yvan, son "groom" © Radio France - Marion Bothorel

Rien d’inquiétant pour la formatrice et meneuse, Morgane Gouez

« Il s’est remusclé ! En trois semaines de travail, il a pris du fond et de l’endurance. Il est maintenant beaucoup plus à l’aise, un peu comme nous, quand on se remet au sport ! »

Du pain sur la planche 

La paire de frangins doit gagner en expérience cet été, en assurant dès lundi un service de navettes entre plusieurs quartiers d’Hennebont. Mais à la rentrée, leur emploi du temps sera chargé. 

Claudine Corpart, adjointe à la mairie en charge du projet « Cheval Territorial », détaille leurs futures missions :  "transport de personnes, navettes « hippo-mobiles », vers le marché, dans les quartiers, tout ce qui concerne l’entretien et le nettoiement du centre-ville avec de l’arrosage, du désherbage, la médiation animale avec des enfants, en EPHAD..."

La présence du cheval devrait aussi permettre d’assagir les comportements au volant

Nous comptons bien que la présence du cheval en ville apaise la circulation. On espère que ça va petit-à-petit pacifier le centre-ville

Au passage de l’attelage, les mines sont ravies. Les Hennebontais sourient, saluent et s’approchent de Dispar pour le caresser. La même phrase est dans toutes les bouches : « ça fait du bien de revoir des chevaux en ville »

« Carton plein »

Hennebont accueille depuis 1857 les haras nationaux dans l’enceinte de la ville. Les habitants sont liés par une histoire longue à ces chevaux, que ce soit par le travail à la ferme ou par la fréquentation des chemins de halage.  

C’est ce qu’explique Pascale, qui déboule de sa poissonnerie pour caresser Dispar :

Comme je dis, on est une ville de cheval, faut des chevaux ! Déjà qu’il n’y avait plus grand-chose dans les haras. 

Avant de saluer un « carton plein », elle se réjouit que les Hennebontais aient un nouveau sujet de conversation. 

Bilan carbone ? Zéro 

A Hennebont, une enveloppe annuelle de 20 000 euros couvre le salaire de la meneuse, l’achat des deux chevaux de trait et les frais pour leur hébergement aux Haras. Claudine Corpart se félicite d’un financement du projet à 40% par des subventions du Conseil Régional de Bretagne. 

Bref, la solution n'a que des avantages et a déjà été adoptée à Rennes, Lorient, La Gacilly ou encore à Questembert