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Deux manifestations ce samedi au Pays basque pour défendre les commerçants et la liberté d'expression

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Par , France Bleu Pays Basque

Plus de 800 personnes au total ont manifesté, samedi 21 novembre, au Pays basque. A Biarritz, les commerçants étaient mobilisés contre le confinement et la fermeture de leurs établissements, tandis qu'à Bayonne, les manifestants protestaient contre la loi sécurité globale du gouvernement.

Plus de 400 personnes étaient rassemblées place Clémenceau à Biarritz, pour défendre les commerçants.
Plus de 400 personnes étaient rassemblées place Clémenceau à Biarritz, pour défendre les commerçants. © Radio France - Fanette Hourt

Deux manifestations ont battu le pavé du Pays basque, samedi 21 novembre. Le matin, plus de 400 commerçants s'étaient rassemblés place Clémenceau à Biarritz pour contester la fermeture de leurs établissements depuis le reconfinement. L'après-midi, ce sont à nouveau près de 400 personnes qui ont manifesté à Bayonne, devant la mairie, mais cette fois contre le projet de loi sécurité globale du gouvernement.

Ils demandent la réouverture de leurs établissements

"On en a raz-le-bol", s'agace Serge Istèque. Le président de l'office de commerce et de l'artisanat de Biarritz, et représentant des commerçants et artisans du centre-ville et des halles est l'un des organisateurs de cette manifestation, la troisième du genre au Pays basque depuis le reconfinement. Et il ne cache pas sa colère. "On n'a été absolument pas respectés. On a inventé ce mot 'les non-essentiels', en français, ça veut dire inutile. On marche sur la tête, il faut arrêter", explique-t-il. 

En effet, en mettant en place un nouveau confinement, le gouvernement a décidé de fermer tous les commerces considérés comme non-essentiels, ou qui ne sont pas de première nécessité. Après les semaines de fermeture du printemps dernier, s'ajoutent donc celles-ci, et cela à quelques dizaines jours seulement des primordiales fêtes de fin d'année.

Une décision qui suscite un très fort sentiment d'injustice. "Il y a de la colère, de la frustration. Pourquoi ouvrir les grandes surfaces, où il y a de monde ? Chez moi, il y a 40 m2, donc j'ai 6 m2 par client. Je ne vois pas où est le problème", ajoute cette coiffeuse d'Ustaritz.

Des élus avaient d'ailleurs fait le déplacement, pour montrer leur soutien à ces entreprises : Jean-René Etchegaray, le président de l'agglomération et maire de Bayonne, le maire d'Anglet, Claude Olive, Maider Arosteguy, la maire de Biarritz, et même le député Jean Lassalle. 

Une présence, certes, symbolique, mais importante pour Fabrice-Sébastien Bach, l'adjoint au commerce de la mairie de de Biarritz, car "si on ne fait que supermarchés autour des villes, les centres-villes meurent, et ce n'est pas l'objectif, que ce soit à Biarritz ou à l'intérieur du Pays basque. Leur survie est une véritable nécessité", ajoute-t-il.

Le président Emmanuel Macron a prévu de faire de nouvelles annonces mardi 24 novembre. En attendant, le Premier ministre Jean Castex a confirmé ce samedi la possibilité d'une réouverture "autour du 1er décembre" des commerces, "mais pas des restaurants et des bars", en précisant que cela dépendrait malgré tout des indicateurs sanitaires.

Une loi qu'ils jugent liberticide

L'après-midi, c'est cette fois une proposition de loi du gouvernement qui était contestée : la loi sécurité globale, dont le très critiqué article 24, adopté par l’Assemblée nationale vendredi 20 novembre, prévoit entre autre de punir d’un an d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende le fait de diffuser des images non floutées d’un policier ou d’un militaire.

Un projet contre lequel se sont mobilisées des milliers de personnes partout en France, dont près de 400 à Bayonne, gilets jaunes, membres de la France Insoumise, de Génération.s, d'Amnesty international, de l'association altermondialiste Attac et "simples" citoyens.

"Quand on voit certains journalistes qui se font arrêter parce qu'ils manifestent leur droit et leur liberté d'expression, on joue un jeu dangereux, on n'est plus en démocratie", explique par exemple une manifestante.

"Moi je viens du Venezuela", ajoute un jeune homme qui porte une pancarte avec écrit dessus "Liberté d'expression". "Je sais ce que c'est un régime répressif, l'oppression et comment ça commence. Donc je pense que si on accepte une telle loi, avec deux lois de plus on peut vraiment entrer en dictature."

Une crainte partagée par cette jeune femme, qui assure que "c'est une dictature insidieuse qui s'installe tout doucement. Il faut vraiment se battre pour retrouver de vraies libertés, qu'on est en train de nous enlever de plus en plus."

A savoir par ailleurs que de nombreuses rédactions se sont aussi prononcées contre cette loi. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a en effet invité les journalistes à s'enregistrer auprès de la préfecture avant de couvrir une manifestation. Levée de boucliers de ces rédactions, qui ont publié une tribune ace vendredi pour exprimer leur désaccord. Les rédactions des antennes de Radio France font partie des signataires.

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