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Dossier : Contournement de Beynac

Dordogne : le conseil d'Etat enterre définitivement le projet de déviation de Beynac

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Par , France Bleu Périgord, France Bleu

Le conseil d'Etat a rendu sa décision : il n'a reçu aucun des trois recours déposés par le département de la Dordogne, suivant ainsi les conclusions du rapporteur public. Conséquence : le projet est définitivement enterré. La déviation de Beynac ne verra pas le jour

Les piliers déjà posés dans la rivière de la déviation de Beynac
Les piliers déjà posés dans la rivière de la déviation de Beynac © Radio France - Antoine Balandra

Cette fois, c'est terminé. La fin d'un long, très long feuilleton politico-judiciaire, qui aura duré plus de 25 ans. La déviation de Beynac, défendue avec ardeur par Germinal Peiro, le président du conseil départemental de la Dordogne, ne verra pas le jour. Pire, les travaux déjà réalisés vont devoir être détruits.

Le conseil d'Etat n'a reçu aucun des trois recours déposés par le département. Or, le département avait besoin pour pouvoir construire que ses trois recours soient acceptés pour poursuivre la procédure en cassation. Le chantier de Beynac doit donc s'arrêter là.

Le projet de contournement routier prévoyait la création d'une route de 3,2 kilomètres
Le projet de contournement routier prévoyait la création d'une route de 3,2 kilomètres © Radio France - Charlotte Jousserand

Et les piles de pont, tout ce qui a déjà été construit il y a 2 ans en 2018, va devoir être détruit. Rappelons que c'est déjà le conseil d'Etat qui avait ordonné l'arrêt des travaux en décembre 2018, avant que la cour administrative d'appel n'ordonne en décembre 2019 la remise en état du site et la démolition.

Une victoire pour les opposants à la déviation

Les opposants à la déviation, de la SEPANSO, association de défense de l'environnement en Dordogne, à l'association "Sauvons la vallée de la Dordogne", sont évidemment très satisfaits.

Cette déviation du village de Beynac, prévue sur 3.2 km pour contourner le vieux bourg et sa route enclavée entre falaise et rivière, avait en tout cas fait couler beaucoup d'encre, Edouard Philippe, le premier ministre, signant une lettre de soutien au projet en 2018, mais le monsieur patrimoine du gouvernement, Stéphane Bern, militant sans relâche contre le contournement. Des célébrités comme Nagui, avaient également pris position contre la déviation, tout comme des châtelains du secteur, comme le propriétaire du château de Castelnaud, situé juste en face, Kléber Rossillon. 

"Je suis très content, ce magnifique paysage en face de Beynac, de la vallée de la Dordogne, avec la rivière, va être préservé et je pense que cela met en joie tous les Périgourdins qui se sont manifestés et qui ont voulu que ce projet s'arrête. Car il y a eu des consultations démocratiques et à chaque fois les Périgourdins l'ont rejeté. C'est la victoire des Périgourdins, des gens qui aiment le Périgord" estime Kléber Rossillon. 

Le président de l'association de sauvegarde de la vallée de la Dordogne, Philippe d'Eaubonne, était sur la même longueur d'onde : "aujourd'hui, on a enfin obtenu justice. La vallée de la Dordogne est sauvée. Cela reste un joyau environnemental et touristique. Il aura fallu toutes ces années pour que cette réalité soit reconnue" dit-il. Satisfaction aussi du côté de Maître Briard, avocat au conseil d'Etat représentant une autre association d'opposants, "La demeure historique" :

« Cette décision constitue une victoire de l’environnement au sens large, c’est-à-dire de notre environnement architectural, paysager et notre patrimoine" dit-il.

Le chantier de la déviation de Beynac, en mai 2020
Le chantier de la déviation de Beynac, en mai 2020 © Radio France - Antoine Balandra

Mais Germinal Peiro, le président du département n'a eu de cesse que de défendre ce projet, indispensable selon lui pour désengorger cette route étroite, et éviter des drames dit-il. 80% des maires de Dordogne, (plus de 400 d'entre eux), avaient même signé une tribune pour soutenir le patron du département. Et en mars dernier, Serge Parre, à la tête d'une équipe farouchement pro-déviation de Beynac, avaient été élus très largement à la mairie de Beynac. 

Les tabliers du pont du futur contournement de Beynac, ici stockés à Marsac en Dordogne, n'ont jamais pu être posés
Les tabliers du pont du futur contournement de Beynac, ici stockés à Marsac en Dordogne, n'ont jamais pu être posés © Radio France - Antoine Balandra

Reste à savoir combien coûtera désormais la démolition des travaux déjà réalisés, et à combien se chiffrera la facture totale. 

Retrouvez ici le dossier consacré à la déviation de Beynac. 

Lire la décision du Conseil d'Etat

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