Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Retrouvez les résultats définitifs du second tour des Municipales, commune par commune

Tous les résultats
Dossier : Contournement de Beynac

Déviation de Beynac : "on est face à une injustice et à un scandale d'Etat" dit le président de la Dordogne

-
Par , France Bleu Périgord

Alors que le conseil d'Etat vient d'enterrer les travaux du projet de déviation de Beynac en Dordogne, le président du département, farouche partisan du contournement, est monté au créneau. Il dénonce une injustice et un scandale d'Etat

Germinal Peiro, le président du conseil départemental de la Dordogne
Germinal Peiro, le président du conseil départemental de la Dordogne © Radio France - Antoine Balandra

C'est terminé. La déviation de Beynac ne verra pas le jour. Et les travaux déjà réalisés vont devoir être détruits. Ce lundi, le conseil d'Etat n'a donc retenu aucun des trois recours déposés par le département de la Dordogne. Insuffisance de motivation ont estimé les juges.

Or, il fallait que le conseil d'Etat retienne les trois pour que le chantier puisse se poursuivre. Et le département n'a désormais plus de recours. C'est donc la fin d'un long feuilleton de près de 30 ans autour d'un projet de déviation routière de 3km 200 qui a provoqué des oppositions farouches qui risquent de laisser des traces.

Germinal Peiro le président du département promet quant à lui de continuer le combat sur la plan politique et dit-il, de "mettre l'Etat devant ses responsabilités" en saisissant le président de la République. Il dit aussi étudier d'éventuels recours. Et il dénonce une injustice et un scandale d'Etat.

"C'est un scandale environnemental. Mais aussi démocratique. Ce projet a toujours fait l'objet de décisions majoritaires, il a été soutenu par 80% des maires de la Dordogne. Nous avons construit avec toutes les autorisations de l'Etat" note-t-il.

"L'Etat a donné toutes les autorisations, et 11 mois après le début des travaux, il retire ses autorisation. Et je n'ai aucun exemple en tête, en 37 ans de mandat d'une agression aussi sauvage de l'Etat contre une collectivité locale. Et c'est pour cela que l'on considère que cette décision est scandaleuse. Pour moi, le dossier n'est pas clos" estime Germinal Peiro.

"Il va s'ouvrir une phase politique, pour mettre l'Etat face à ses responsabilités". Avant d'ajouter : "dans cette terre du Périgord, les Périgourdins se sont toujours battus contre l'injustice et contre les seigneurs, et on a pas envie que le temps des seigneurs revienne" dit le président du département. Qui promet de faire des révélations dans le courant de l'été sur la manière dont l'Etat est selon lui revenu sur son soutien à la déviation.

Germinal Peiro a aussi évoqué l'avenir, à savoir l'obligation d'entamer le processus de destruction sous un mois prononcé en décembre dernier, et le délai d'un an (jusqu'en janvier 2021) pour détruire. "Nous avons commencé le processus. Lancé des appels d'offre. Nous allons faire des études. Il y a 40 millions d'euros en jeu, vous croyez que je vais me précipiter ? J'attendrai que l'on me donne l'autorisation de démolir, cela prendra du temps. Le délai d'un an n'est pas tenable, il a fallu 35 ans pour obtenir l'autorisation de construire alors..." estime le président. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu