Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Devoir de mémoire d'un résistant de Dijon

-
Par , France Bleu Bourgogne

Au lendemain de la commémoration de la libération de Dijon, le résistant dijonnais Pierre Fyot s'interroge sur le devoir de mémoire et le regard que portent les jeunes sur l'engagement des résistants.

Le résistant Pierre Fyot s'interroge sur le devoir de mémoire des jeunes générations
Le résistant Pierre Fyot s'interroge sur le devoir de mémoire des jeunes générations © Radio France - Philippe Paupert

Dijon, France

Des enfants des écoles ont lâché des ballons tricolores dans le ciel de Dijon en souvenir de la Libération de la ville. C'était il y a 75 ans le 11 septembre. La libération de Dijon, des villes françaises et de Paris font partie de l'histoire de France mais les commémorations attirent de moins en moins de monde.  Le dijonnais Pierre Fyot, 96 ans a participé à la libération de la France. Il a défilé à Paris avec le général De Gaulle à Paris. 

Se souvenir des Résistants... mais aussi de Jeanne d'Arc et Napoléon

Pierre Fyot estime que "bien sur qu'il faut se souvenir ! Ca fait partie de l'histoire de France, du devoir de mémoire qu'on doit à ceux qui se sont sacrifiés mais le contexte a changé. Il faut apprendre aux jeunes à se souvenir mais ils n'ont pas fait l'expérience d'avoir 20 ans avec le couvre-feu, les brimades et l'occupant chez soi. J'ai vécu sur une autre planète que les jeunes"

L'ancien résistant, également médecin fondateur de Médecins Sans Frontières, ajoute qu'il "faut se souvenir de Jeanne d'Arc, de Napoléon...  C'est l'Histoire. Pour les jeunes, nous sommes l'Histoire... et je ne vais pas changer leur façon de penser. Ils ont peut-être raison..."  Pierre Fyot n'a pas oublié son engagement en Indochine mais il tempère : "je ne me considère pas comme un ancien combattant. Mes motivations pour entrer en résistance étaient le refus d'une vie en esclavage avec les allemands, les déportations...  C'est très difficile de juger maintenant les décisions qu’on a pris autrefois. Le contexte est différent. Ma génération n'a pas été très brillante à cette époque... Comment voulez-vous que je juge les jeunes d'aujourd'hui?"

Choix de la station

France Bleu