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Société

Didier Martin, préfet de la Moselle : "depuis le début de l'année, 3.300 demandeurs d'asile ont été hébergés"

jeudi 4 octobre 2018 à 10:56 Par Magali Fichter, France Bleu Lorraine Nord

Le gymnase du collège de l'Arsenal, à Metz, est occupé depuis la fin de la semaine dernière par plus d'une centaine de migrants. Les arrivées ne cessent pas. Le préfet de la Moselle, Didier Martin, fait le point sur la situation.

Didier Martin, le préfet de Moselle
Didier Martin, le préfet de Moselle © Radio France - Antoine Barège

Metz, France

Depuis samedi dernier, plus d'une centaine de migrants ont trouvé refuge au gymnase du collège de l'Arsenal, à Metz. Ils vont sans doute continuer à arriver. Alors, pour apporter des solutions, le préfet de Moselle, Didier Martin, propose trois réponses. 

Augmenter la lutter contre les réseaux mafieux"

Il faut lutter "contre les filières qui font venir ces gens et qui profitent de leur crédulité", martèle Didier Martin, qui se réjouit "que la police aux frontières fait régulièrement tomber des réseaux et des passeurs, avec des sanctions judiciaires exemplaires". Ces "réseaux mafieux font croire à des gens en Albanie, en Serbie, au Kosovo, ou en Macédoine, qu'ils vont pouvoir trouver en France un accueil, qu'ils vont obtenir l'asile", alors qu'en réalité, "95% de ces demandes d'asiles sont déboutées", poursuit-il, dénonçant "un trafic sordide. Ces passeurs récupèrent beaucoup d'argent sur le dos de la misère humaine".

Poursuivre et amplifier le départ des déboutés du droit d'asile"

"Pour mobiliser des places d'hébergement, poursuit Didier Martin, il faut que les déboutés du droit d'asile quittent leur lieu d'hébergement." Depuis le début de l'année, 800 personnes ont quitté la Moselle, la moitié de manière volontaire, l'autre de manière contrainte. Pour le préfet, "il faut poursuivre et amplifier le départ de ceux qui se maintiennent de manière indue dans les centres d'hébergement, quand, au regard du droit international, il a été estimé que leur situation ne relevait pas du droit d'asile".

Donner un hébergement aux demandeurs d'asile"

C'est la loi : quelqu'un qui a fait une demande d'asile doit être hébergé jusqu'à ce qu'il ait obtenu une réponse, recours compris. Si elle est positive, il peut l'être encore pendant maximum six mois, sinon, il doit quitter les lieux dans un délai d'un mois. Didier Martin le rappelle, les demandeurs d'asile "doivent pouvoir bénéficier d'un toit et d'un accompagnement social". L'Etat, avec "les travailleurs sociaux, le Samu social, le 115", mais aussi les collectivités, "comme la mairie de Metz qui a mis à disposition l'ancien lycée Poncelet", œuvrent "365 jours par an" et "ont déjà hébergé, depuis le début de l'année, en Moselle ou dans d'autres départements, plus de 3.300 migrants".

Didier Martin, préfet de la Moselle, invité de la rédaction de France Bleu Lorraine