Société

Diesel ou essence ? les préférences des Tourangeaux sont en train de changer

Par Emma Sarango, France Bleu Touraine samedi 10 octobre 2015 à 19:02

La part des ventes de véhicules essence augmente de 30% tous les mois
La part des ventes de véhicules essence augmente de 30% tous les mois © Maxppp - Jean-Francois Frey

En pleine affaire Volkswagen et alors que la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a annoncé des mesures pour rapprocher les taxes sur les deux types de carburants, les tourangeaux sont de plus en plus séduits par les véhicules essence.

_"C'est du jamais vu",_ de mémoire de concessionnaire automobile. Depuis un an, dans cette concession Peugeot de Chambray-les-Tours (Indre-et-Loire), la part de vente des véhicules essence augmente de 30% chaque mois. "Les clients qui entrent chez nous s'interrogent sur l'intérêt du diesel, ce qui n'était pas du tout le cas avant", se félicite Etienne Michelet, directeur commercial des Grands garages de Touraine. 

Le diesel, ça ne vaut plus le coup - Pascal, un nouveau converti

Et en effet, samedi, lors des portes ouvertes dans les concessions automobiles d'Indre-et-Loire, tous les regards étaient tournés vers les véhicules essence. En une matinée, beaucoup de clients ont basculé. Parmi ces convertis, il y a Pascal, la cinquantaine. Lui a toujours roulé en diesel, jusqu'à aujourd'hui : "le prix d'une diesel à l'achat est plus élevé, l'entretien est plus élevé, donc quand on fait 22 000 km par an, ça vaut plus le coup", explique ce tourangeau.

Vers une fiscalité neutre

Ce basculement, c'était bien l'effet recherché avec les annonces récentes de Ségolène Royal. La ministre de l'Ecologie souhaite une égalisation des taxes sur l'essence et le diesel. De quoi persuader également Jean-Joseph, jusqu'à présent convaincu par le diesel : "le prix à la pompe mais aussi la fluctuation", calcule ce sexagénaire. "En fonction du prix du pétrole, les économies sur les consommations de carburants sont moindres qu'autrefois."

Je pense à mon portefeuille - Michel, un patron de PME

Mais il faut bien des récalcitrants et Marius, lui, ne se voit vraiment pas passer à l'essence. "C'est une question d'habitude, de confort, les diesel sont plus puissantes au démarrage", regrette ce tourangeau. Et les plus réticents sont, en général, les professionnels qui roulent beaucoup, comme Michel : "que ça pollue plus ou moins, je m'en fous", ose ce patron. "Moi je pense à mes économies et à mon portefeuille". En tout cas, aujourd'hui dans cette concession, 60% des acheteurs de citadines optent pour une essence, les autres pour un véhicule diesel.