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Société

Vols de plantes au cimetière des Péjoces à Dijon : colère et témoignage de Georgette, 82 ans

mercredi 26 décembre 2018 à 18:55 Par Sophie Allemand, France Bleu Bourgogne

Des plantes et statuettes disparaissent régulièrement des tombes du cimetière des Péjoces. En 2018, une vingtaine de plaintes ont été déposées. Le contrôle est difficile voir impossible pour les gardiens, une femme appelle les voleurs à s'arrêter.

Georgette dépose des fleurs fraîches plusieurs fois par semaine sur la tombe de son mari
Georgette dépose des fleurs fraîches plusieurs fois par semaine sur la tombe de son mari © Radio France - Sophie Allemand

Dijon, France

"Allez au diable misérable créature," c'est le mot que vous trouverez sur une tombe au cimetière des Péjoces. C'est le seul moyen qu'a trouvé Georgette Guitton, une dijonnaise de 82 ans, pour repousser ceux qui volent les plantes qu'elle dépose sur la tombe de son défunt mari.

A la Toussaint déjà ses fleurs ont disparu, comme ses roses de noël en décembre. Et elle n'est pas la seule, des statuettes sont aussi volées. Elles se retrouvent souvent sur d'autres tombes. Cette dame choquée et émue, porte plainte à chaque fois.  

"C'est pénible moralement et pour le porte monnaie"

Pour Georgette qui a vécu cinquante ans avec son mari, ces fleurs, c'est "comme être un petit peu encore ensemble." Son mari adorait les fleurs, alors elle aime aller trois fois par semaine au cimetière pour se recueillir et entretenir ses plantes. 

Découvrir à deux reprises que l'on avait retiré celles qu'elle y avait déposées, a été un vrai coup dur : "je n'en ai pas dormi de la nuit," explique-t-elle. Elle investit une trentaine d'euros pour de belles jardinières, c'est donc " pénible moralement et pour le porte-monnaie."

Georgette, en rogne, a laissé ce mot pour faire fuir les voleurs de plantes - Radio France
Georgette, en rogne, a laissé ce mot pour faire fuir les voleurs de plantes © Radio France - Sophie Allemand

"Voler des fleurs sur la tombe des morts, c'est affreux" : Georgette

Une tombe voisine est victime de vol également, les parents qui ont perdu leur fils d'une cinquantaine d'années semblent à bout - Radio France
Une tombe voisine est victime de vol également, les parents qui ont perdu leur fils d'une cinquantaine d'années semblent à bout © Radio France - Sophie Allemand

Des vols difficiles à contrôler 

Pour retrouver ses plantes, Georgette pose maintenant un signe distinctif sous ses jardinières et les prend en photo, afin de prouver que ce sont les siennes.  

Mais il est difficile pour les gardiens de contrôler chaque personne qui passe une jardinière à la main. Une fois, une dame a été prise en flagrant délit, en train de déplacer une statuette sur la tombe d'un de ses proches. Une caméra de surveillance a été placée sur l'entrée principale du cimetière. 

Le cimetière des Péjoces a reçu une vingtaine de plaintes cette année, elles sont ensuite transmises au commissariat.

Image du dépôt de plainte effectué par Georgette au cimetière le 20 décembre, ensuite communiqué à la police - Radio France
Image du dépôt de plainte effectué par Georgette au cimetière le 20 décembre, ensuite communiqué à la police © Radio France - Sophie Allemand

Reportage au cimetière des Péjoces avec Georgette