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Dijon : l'amour tarde en pleine crise sanitaire

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Par , France Bleu Bourgogne

Pas facile de faire des rencontres alors que la vie sociale est quasiment à l'arrêt. A l'approche de la Saint-Valentin, on s'est demandé à quoi ressemblent la drague, les rencontres, la séduction en pleine crise sanitaire à Dijon.

Les applis de rencontre facilitent le contact en pleine crise sanitaire
Les applis de rencontre facilitent le contact en pleine crise sanitaire © Maxppp - Vanessa Meyer

Les rencontres fortuites à la terrasse d'un bar. Les baisers partagés sur le dancefloor d'une boîte de nuit. Les rendez-vous programmés à la table d'un restaurant. Tout ça c'est du passé. Les commerces et les restaurants misent quand même cette année encore sur la Saint-Valentin, mais que s'est t-il passé depuis un an dans le cœur des Dijonnais ? 

Tous sont d'accord pour dire que les rencontres amoureuses manquent de fluidité. Qu'on soit du genre à draguer dans la vraie vie, à s'inscrire sur une appli ou à passer par une agence de rencontres, la séduction a perdu de sa spontanéité. Alors comment on fait ? 

"On m'a proposé un rendez-vous au supermarché"

" Au premier confinement, je pense que les applis ont eu du succès, avance Mathilde, une Dijonnaise qui a flirté derrière son écran, t'es célibataires, t'es confiné depuis des semaines, _on avait un peu envie de parler à des gens. "Mais les premiers rendez-vous n'ont plus tout à fait la même allure qu'avant. "D'habitude on se donne rendez-vous pour boire un verre dans un endroit public, ça rassure tout le monde, c'est un endroit neutre" explique Marie qui a du changer son fusil d'épaule. "_Aujourd'hui on va se balader, mais quand il fait -4 degrés ça fait moins envie, faut prévoir le thermos de café. Ou alors on peut inventer de nouveaux points de rendez-vous, moi on m'a déjà proposé un rayon de supermarché pendant le premier confinement, mais finalement ça ne s'est pas fait." 

Des solutions qui ne conviennent pas tellement à Julie : "faire mes courses en mode Tinder non merci, au boulot on est dans un autre état d'esprit, et moi qui aime beaucoup la vie dans les bars, les balades je trouve que ça manque de naturel." Mais elle se voit pas non plus accueillir directement quelqu'un chez elle après quelques jours de discussion en ligne : "c'est très intime un appartement, la déco dit beaucoup de choses de toi, souvent les rendez-vous au bout d'un quart d'heure t'as envie de partir, tu restes une heure pour être polie, là mettre quelqu'un à la porte de chez soi c'est quand même pas la même démarche."

Le boom des agences de rencontres 

Alors certains se décident à pousser la porte des agences de rencontres. Agnès Morin qui en gère une à Dijon assure que dans son agence qui compte 500 clients côte-d'oriens, "le plus jeune à 29 ans, et le plus vieux 88 ans. C'est vraiment tous les publics." Elle estime qu'en janvier 2021, deux fois plus de personnes sont venues pousser la porte pour prendre rendez-vous ou pour demander des informations par rapport à l'an dernier. "La solitude pèse vraiment, les gens qui avaient une vie sociale avant et qui se disaient "ça va quand même" trouvent qu'aujourd'hui c'est insupportable. Ils ne veulent plus perdre de temps." Et déboursent donc plusieurs centaines d'euros pour s'assurer des rencontres de qualité. 

"On ne va pas porter un masque quand on cherche à séduire"

Et puis il y a quand même quelques soirées. Clandestines ou non, elles se font le plus souvent en petit comité. Julie, qui a finit par se désinscrire des applis, reconnaît que dans ce contexte, elle a plutôt envie "de voir ses amis proches, donc il n'y a pas de nouvelles rencontres." Pour Mathilde au contraire, ces cercles plus intimes lui ont permis de se rapprocher de personnes qu'elle n'aurait pas forcément côtoyées. 

Et le respect des gestes barrières dans tout ça ? Certaines applications proposent d'inscrire sur son profil le type de rencontres que l'on souhaite : par visio, avec un masque, ou à plus d'un mètre de distance. Mais Mathilde n'y croit pas vraiment : "au contraire, on a besoin de contact, de vraies rencontres en ce moment, et puis on ne va pas porter un masque quand on est dans la séduction." 

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