Société

Dijon : la cité de la gastronomie sur de bons rails

Par Arnaud Racapé, France Bleu Bourgogne mardi 26 janvier 2016 à 7:37

La maquette de la cité de la gastronomie a été dévoilée en décembre dernier
La maquette de la cité de la gastronomie a été dévoilée en décembre dernier © Radio France - Stéphanie Pérenon

Premier Conseil municipal de l'année à Dijon hier lundi avec un programme chargé et des débats houleux, 25 points à l'ordre du jour et de gros dossiers comme celui de la future cité internationale de la gastronomie, dont les travaux vont pouvoir démarrer en fin d'année, comme prévu.

C'était le rapport numéro 3 : les élus se penchaient sur l'acquisition du terrain de l'ancien hôpital général par la ville, puis sa cession. Montant de l'opération : 14,2 millions d'euros. 

C'est donc la somme déboursée par la ville pour racheter le terrain au CHU, un prix de vente fixé par l'Etat , par France Domaines. Les élus ont aussi voté dans la foulée la cession du site par la ville au groupe Eiffage , précisions du maire de Dijon, François Rebsamen : On va le revendre à Eiffage au prix de 12 millions d'euros, et puis nous partagerons entre l'hôpital et nous le désamiantage qui s'élève à 4 millions d'euros."

Bien pour Dijon d'avoir de grands projets

A l'exception du groupe Agir pour Dijon d'Emmanuel Bichot, l'opposition de droite emmenée par Anne Erschens pour les Républicains et l'UDI a voté pour : "c'est bien pour Dijon d'avoir de grands projets, et la Cité de la gastronomie en est un. Toutefois on avait dit au départ que c'était un projet qui reposerait sur des fonds privés, que ça ne coûterait rien au contribuable, et on s'aperçoit aujourd'hui qu'il n'en est rien, et ce n'est qu'un début."

Car pour la présidente du groupe d'opposition Les Républicains-UDI, il y a d'autres inquiétudes : _"notamment ce projet par rapport aux commerces de centre ville. On souhaite qu'il y ait vraiment un lien qui soit fait entre ce qui sera sous la cité et le centre-ville, notamment les cinémas. Je crois qu'on aura des réponses sur ce point là le 2 février." _Le 2 février c'est la date  choisie en effet par Eiffage pour présenter en grandes pompes et officiellement son projet pour la cité internationale de la Gastronomie.

Des orientations budgétaires 2016 en question

En préambule de ce conseil municipal, les élus ont également débattu des orientations budgétaires pour 2016. Pour François Rebsamen, la baisse des dotations de l'Etat est telle, qu'il va bien falloir faire des choix, avec trois hypothèses pour le maire socialiste de Dijon : une forte hausse des impôts locaux, une plus modérée, ou bien pas de hausse du tout mais une baisse de la qualité des services publics, prévient-il : 

"La ville de Dijon est sévèrement frappée par les baisses de dotations, puisque sur trois ans, ce sont près de 11 millions d'euros qui auront été retirés. Donc l'âge d'or des collectivités locales, c'est erminé. On en prend conscience, on gère de manière rigoureuse, sérieuse, on mutualise, pour autant si on veut maintenir un bon niveau d'investissement, aider nos entreprises, continuer à mener des projets, eh bien il faut faire des choix."

Scandaleux

Un chantage fiscal qui choque Anne Erschens : _"ce qui me choque, c'est que apparemment il y aura une augmentation des impôts de 5 à 15% globalement. Je crois savoir que François Rebsamen avait pris des engagements, force est de constater qu'il ne les respecte pas. Et deuxièmement, le fait de faire du chantage aux Dijonnais en disant que si on n'augmente pas les impôts on sera obligé de réduire les services publics, c'est scandaleux."  _Le vote pour le budget 2016 aura lieu en mars.